Votons !

Amusant scrutin. Noyés sous la quantité de l’offre, nous peinons à trouver la qualité. Cette qualité qui nous ressemble, personnelle et subjective. Celle qui nous rassure dans notre choix et nous ôte le doute quant aux valeurs qui seront représentées par cet homme ou cette femme pour ces prochaines années à Berne. La liste est longue, trop longue pour pouvoir se faire une opinion un tant soit peu objective sur chacune des personnes qui se présentent, parfois pour la première fois. Pourtant les médias s’y sont attelés depuis plusieurs semaines à nous présenter un maximum de visages, pensées et valeurs afin de nous faciliter la tâche… un travail louable, mais une peine perdue. Pour ceux qui n’ont pas encore voté, pour ceux qui attendraient ce dernier moment qui aurait peut-être enfin permis le choix grâce à un éclairage soudain, force est de reconnaître que la confusion grandit. Confusion qui, à terme, mènera à l’abandon, à l’abstention. Les statistiques l’ont déjà prouvé, ce type de scrutin détient hélas les records d’abstention. Pourtant, il n’est pas question ici de clopinettes. Il s’agit d’élire un porte-parole au cœur du pouvoir suisse. Il s’agit de choisir un porte étendard représentant tant une région qu’une pensée politique ou nos valeurs… excusez du peu ! Ce travail de l’élection n’en est généralement pas un. Le choix se fait tout au long de la législature, année après année, prises de position après prises de position. Les choix et le positionnement de nos élus sont appréciés dans le temps, et le temps du scrutin ne représente rien d’autre que celui de la sanction ou de la reconduite. L’émotion, le choix épidermique ou intuitif n’y ont pas leur place. Chacun de nous a déjà choisi et suit son représentant depuis bien longtemps. S’il n’y a pas eu d’esclandre, le choix devrait être simple : Votons ! A vos bulletins, citoyens !