Une nouvelle caserne fonctionnelle et moderne

Pour le corps du SDIS d’Oron-Jorat

Gil. Colliard | Développement démographique, regroupement de plusieurs corps des pompiers, nouvelles normes ECA, augmentation du parc des véhicules: les pompiers du SDIS (Service de défense incendie et de secours) d’Oron-Jorat, basé à Palézieux, Vucherens, Mézières et Oron-la-Ville, n’ont plus les locaux adéquats pour assurer, avec efficacité les interventions qui vont en augmentant. Le 8 octobre 2018, le Conseil communal d’Oron acceptait le projet de nouvelle caserne présenté par l’architecte Sylvain Carrera. Aucune opposition n’a été formulée lors de la mise à l’enquête publique en octobre dernier. Après l’adoption de la demande de crédit, soumise dans le courant de ce printemps, la nouvelle caserne sera mise en service en 2020.

Construction durable et chauffage à plaquette de bois

Alors que le SDIS occupe la gauche du bâtiment partagé avec la voirie, la future construction se situera à la droite du même immeuble, remplaçant un couvert en bois. Le chantier sera effectué en entreprise totale. Vu l’importance du chantier et la complexité des normes à respecter, la Municipalité a mandaté Patrick Vallat, de Gland, bureau d’aide au maître d’ouvrage (BAMO) pour l’adjudication des travaux. La caserne sobre et rationnelle sera composée d’une ossature béton pour la partie administrative et de bois pour le garage. Elle sera habillée d’un revêtement métallique et bénéficiera d’un chauffage à plaquette de bois couplé avec la voirie et dans l’avenir avec le local de lutte. Coût du chantier, de 3.5 à 4 millions. «Cette caserne dotera le SDIS d’un bel outil de travail, aux normes actuelles ECA, nous avons favorisé une construction durable avec un chauffage neutre en CO2» signale Thierry Menétrey, municipal, en charge des bâtiments.

Un espace adapté à l’évolution 

Après le regroupement de 10 corps en 2014, 180 sapeurs-pompiers sont incorporés au SDIS Oron-Jorat et les 60 qui sont rattachés au site d’Oron-la-Ville se retrouvent à l’étroit. Du matériel est actuellement aussi entreposé sur le site de Vuibroye. Les normes ECA ont évolué, un local lié à la décontamination est exigé. «Notre caserne a été agencée au début des années 2000, nous ne disposions que de trois véhicules. Actuellement, nous en avons le double, qui doivent être garés en double file. Avec la nouvelle construction, nous aurons 6 lignes de véhicules côte à côte, ce qui apportera gain de temps, efficacité et sécurité. Ce sera un bâtiment sans prétention. L’espace intérieur étant fonctionnel, avec des locaux et des salles adaptées, nous pourrons offrir un service le plus performant possible. D’autre part, la voirie, qui s’est aussi développée pendant le même laps de temps, récupérera de l’espace, nous optimiserons ainsi notre cohabitation» se réjouit le major, Marc Platel, commandant du SDIS Oron-Jorat.

Maîtrise des coûts

Le projet comprend également la refonte de l’entier de la circulation de ce quartier afin de réguler les déplacements. «Consciente de la nécessité d’offrir aux SDIS un outil de travail moderne et fonctionnel, en rapport avec les demandes actuelles, la Municipalité d’Oron a mis l’accent sur la maîtrise des coûts de construction afin que le montant de la location (intérêts, amortissement sur 30 ans et coûts d’entretien) soit supportable pour les autres communes membres du SDIS Oron-Jorat. C’est dans cette optique que le béton ciré a été préféré au marbre. Les sapeurs ont besoin d’un outil fonctionnel et non luxueux. Le commandant en a été parfaitement conscient» explique Danielle Richard, municipale du service du feu.

La caserne actuelle
La nouvelle caserne telle qu’elle se présentera en 2020