Agnès Varda, un cœur immense a cessé de battre

Hommage à Agnès Varda

Agnès Varda à la Berlinale 2019 © Colette Ramsauer

«Le cinéma, ce n’est pas seulement, des acteurs, des mannequins, des vendeurs de belles montres et de belles voitures; c’est aussi l’épicier du coin, le boulanger qui me vend son pain, l’émigré, le SDF.»

Colette Ramsauer | Avec la disparition de la cinéaste, photographe et artiste contemporaine Agnès Varda le 29 mars dernier, c’est un cœur immense qui a cessé de battre. Son empathie était à la mesure d’une créativité débordante. Figure emblématique du mouvement de La Nouvelle Vague des années 60, elle était une féministe engagée de la première heure. Au Festival de Cannes en 2018, elle remarquait: «… de belles femmes sur de beaux escaliers avec de belles robes, c’est moins efficace quelquefois qu’une marche dans la rue». Suite au film Visages, Villages en 2017, voyage à travers l’hexagone donnant la parole à monsieur et madame Tout le monde, à des démunis, des mécontents – ceux qui aujourd’hui enfilent le gilet jaune -, son ultime documentaire Varda par Agnès, sorti en 2019, relate 60 années de vie d’artiste. « Ce film est ma dernière conférence, comme un adieu » annoncait-elle aux journalistes lors de la Berlinale en février 2019. Elle est décédée d’un cancer le 29 mars, à l’âge de 90 ans. Merci Agnès pour ce que vous avez apporté au cinéma!