Servion – Election complémentaire d’un conseiller municipal

Démission du municipal Christophe Chaillet

Jean-Pierre Lambelet |  Ben oui! Parfois dans la vie, il faut savoir faire des choix quand on se trouve en face de plusieurs activités allant remplir une journée ne comportant que 24 heures! C’est le choix qu’a dû faire le municipal Christophe Chaillet responsable du dicastère des constructions, de l’aménagement du territoire et du téléréseau, suite à son changement d’activité professionnelle qui l’a fait passer d’un poste à 70%, qui lui permettait d’avoir du temps libre pour la commune, à un poste à 120% comme il le dit présentement! Cette décision de renoncer à son poste de municipal de la commune de Servion – Les Cullayes annoncée à ses collègues municipaux en septembre et au Conseil communal en octobre 2018 ouvre la porte à une élection complémentaire au début de 2019. Ainsi, Christophe Chaillet terminera son mandat de municipal le 28 février 2019 après un peu plus de trois ans passés au service d’une commune qui l’a vu grandir, qui l’a vu prendre des responsabilités diverses tant au Théâtre Barnabé que dans la vie associative. C’est un enfant de Servion qui s’est mis au service de ses concitoyens, comme c’est souvent le cas dans nos communes où la connaissance du milieu ambiant et de son historique est un atout important pour la bonne gestion et la bonne compréhension des problèmes à résoudre. Un grand merci à ce citoyen engagé et que le succès l’accompagne dans sa nouvelle activité professionnelle!

Elections complémentaires : on vote le dimanche 10 février !

Michel Dentan |  A la suite de la démission de Christophe Chaillet qui a choisi de renoncer à son poste en raison de nouvelles activités professionnelles qui ne lui permettaient plus de consacrer suffisamment de temps aux tâches communales, une élection complémentaire a été organisée pour le 10 février prochain. En effet, deux candidats se sont annoncés pour repourvoir ce poste. Nous les avons rencontrés et vous pourrez apprendre à mieux les connaître en lisant leurs interviews ci-dessous. Au cas où l’un ou l’autre des deux candidats n’obtiendrait pas la majorité absolue au premier tour, un second tour sera organisé le 3 mars.

Les interviews des deux candidats

Propos recueillis par Michel Dentan

Denys Kaba

Le Courrier : Denys Kaba, qui êtes-vous ?

Denys Kaba : Je me nomme Denys Kaba, j’ai 51 ans, je suis à Servion depuis 20 ans, j’ai 4 enfants, mon épouse et moi-même sommes assez impliqués dans les activités scolaires et avons tissé pas mal de liens dans la région, ceci sur le plan privé. Sur le plan professionnel, je suis ingénieur de formation et je suis à la direction de la société Metalcolor SA qui est à Forel (Lavaux).depuis 20 ans également.

LC : Etes-vous ou avez-vous déjà été membre d’un organe législatif ou exécutif?

DK : Au niveau du législatif, je siège au Conseil communal pour la troisième législature. Je suis aussi délégué à l’intercommunale de l’ASIJ (ndlr. Association scolaire intercommunale du Jorat) qui regroupe 9 communes. Je suis également délégué à l’intercommunale des eaux, l’AISFE (ndlr Association intercommunale de distribution d’eau de Servion-Ferlens-Essertes). Ce sont des domaines totalement différents, avec des personnes également totalement différentes qui y siègent car l’on passe des écoles au service des eaux. C’est donc surtout dans le législatif que j’ai une expérience en raison des nombreux préavis qui ont été traités et gérés. En ce qui concerne les exécutifs, à l’ASIJ je suis également entré l’année dernière dans la commission des finances. Il s’agit d’un grand poste de notre gestion publique qu’il faut suivre de près. Je suis également dans la commission de gestion de l’AISFE

LC : Pourquoi êtes-vous candidat à l’élection au conseil municipal de la commune

DK : Je suis à Forel sur le plan professionnel et les problématiques que je rencontre sur ce plan sont souvent similaires à celles que l’on rencontre au niveau de la commune, que ce soit par exemple pour le traitement de la STEP dont je rédige le rapport de la société chaque année, au niveau de l’écoulement des eaux. De même au niveau des constructions, nous sommes en perpétuelle évolution dans l’entreprise, donc en contact avec les services régionaux de l’Etat, voire même intercantonaux parfois. Et finalement, je me rends compte que la commune a les mêmes problématiques. Donc c’est l’occasion de proposer mes services et mes compétences qui pourraient permettre à la commune d’avoir une autre source d’information ou d’aide à ce niveau-là. C’est tout-à-fait humblement que je propose mes services.

Javad Nazery

Le Courrier : Javad Nazery, qui êtes-vous?

Javad Nazery : Mon nom est Javad Nazery. Je suis diplômé en soins infirmiers et en psychothérapie cognitive et comportementale. J’ai travaillé 20 ans au département de psychiatrie du CHUV et en particulier dans le domaine de psychiatrie communautaire comme soignant, chef de projet et cadre. Cela fait 30 ans que je travaille dans le système de santé du canton de Vaud. Je suis également représentant général aux Nations Unies à Genève au conseil économique et social (ECOSOC) sur des questions sociales, santé et humanitaire. Nous réalisons des projets au niveau international. J’habite à Servion depuis 2009 avec mon épouse et mes deux fils.

LC : Etes-vous ou avez-vous déjà été membre d’un organe législatif ou exécutif?

JN : J’ai surtout une expérience dans la vie politique de santé. Au niveau cantonal, je représente les infirmières indépendantes du canton de Vaud à l’Association suisse des infirmiers. C’est une association qui compte environ 27’000 membres en Suisse. Dans la politique de santé, je suis très actif, y compris avec les Nations Unies au niveau des activités humanitaires internationales. Par exemple, sur les questions de santé après la guerre en Syrie et en Irak, nous développons des projets d’aide à des personnes malades et dans le besoin de soins. On a également mené des actions en Iran suite à un tremblement de terre qui avait fait environ  46’000 morts en 2003. On était la première structure suisse à pouvoir collaborer avec l’Iran à l’époque où les relations politiques étaient bloquées.

LC : Je me permets de vous interrompre, car là, nous nous éloignons un peu de la commune. Les intérêts premiers des citoyens pour l’élection d’un conseiller municipal ne sont probablement pas ce qui s’est passé en Syrie ou en Iran.

JN : Si je vous ai décrit cela, c’est dans l’idée d’amener une nouvelle expérience dans la commune qui est cette expérience cantonale et internationale. Je défends particulièrement les questions en lien avec la santé, le vieillissement de la population, les soins à domicile et les proches aidants. La participation des jeunes à la politique communale et une meilleure présence féminine dans les instances décisionnelles sont aussi des questions qui sont dans mes priorités.

LC : Pourquoi êtes-vous candidat à l’élection au conseil municipal de la commune

JN : C’est pour défendre ces sujets-là. Après, il y a certaines choses très classiques dans une commune où on va défendre les intérêts de la commune, par exemple un dicastère du bâtiment. Pour moi, le domaine du bâtiment et de l’architecture, c’est une passion secondaire à ma profession. J’ai acheté une vieille bâtisse de Servion que nous avons fait rénover. Mais je pense que dans notre commune, ce que j’aimerais amener, c’est que l’on puisse évoluer avec les sujets d’actualité. Ce sont des sujets qui préoccupent au niveau national, cantonal et aussi communal, par exemple le sujet du vieillissement de la population. J’ai étudié les dépenses de la commune de Servion en 2017, la première dépense, c’est les écoles, la deuxième, c’est la santé communautaire. En ce qui concerne les écoles, on a un rapport qui constate qu’environ 40% des enseignants sont en situation de burnout. L’étude date de 2017, elle est sortie en 2018 et dans ce rapport, il est bien clairement expliqué que cela a des répercussions sur les enfants. Et là, à ce niveau, je trouve qu’il y a des choses très urgentes à faire. Et il n’y a quasi rien qui est fait actuellement pour soutenir la santé des enseignants. Je discutais avec des responsables au niveau cantonal qui s’occupent des écoles et ils sont conscients qu’il y a très peu de choses en place pour les enseignants. Au niveau de la commune de Servion, je pense qu’il y a des changements à apporter et laisser de la place pour ces sujets et l’accompagner dans cette évolution.