Ne pas s’écarter du droit chemin, tel est mon souhait pour le journal et la nouvelle année

Un philosophe me disait récemment que s’améliorer soi-même peut être comparé à une révolution culturelle

Gérard Bourquenoud |  Une telle appréciation – pour ne pas dire jugement – peut sembler banale par la parole, mais nettement plus difficile à l’exprimer par la plume, car de nos jours, il est plus courant d’entendre répéter le mal des autres que de faire du bien à son prochain. Personnellement et durant toute ma vie, j’ai préféré manier les mots que les armes. Et même si la presse écrite a parfois ses faiblesses, surtout celle à sensation, chacun a l’opportunité de choisir le journal qui lui convient, tel un hebdomadaire régional avec lequel les lecteurs préfèrent se divertir et s’informer sur ce qui se passe dans une région. Ce qui est certain, c’est que la grande partie de l’information et de la réflexion déversée aujourd’hui sur nos têtes par l’écrit, la parole et l’image, n’attire pas toujours l’attention du lectorat ou des téléspectateurs. Que tous les trains soient arrivés à l’heure, que tous les travailleurs soient à pied d’œuvre, que la prospérité et la paix règnent, ce ne sont pas des nouvelles fraîches. Voilà pourquoi une certaine presse se délecte de tous les conflits et des erreurs des autres, quand elle ne s’occupe pas des affaires de cœur. Pour que l’information soit objective et saine, il faut veiller à ne pas s’écarter du droit chemin, à l’exemple de ce journal régional «Lavaux-Oron-Jorat» qui fait preuve de bon sens et de respect à l’égard de ses abonnés et lecteurs. Personnellement, j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire durant près d’une décennie et parcimonieusement 260 papiers dans ce journal régional. Cette collaboration m’a permis de maintenir intact le fonctionnement de mon cerveau après une intervention chirurgicale. Si j’en crois les échos qui me sont parvenus aussi bien par téléphone que par correspondance, «Le Courrier de Lavaux-Oron-Jorat» que vous avez entre les mains, a acquis une notoriété assez exceptionnelle au sein de la population de cette  région vaudoise. 

Un tout grand merci 

Finalement, ce qui compte dans la vie de chaque être humain, ce n’est pas le chemin parcouru, encore moins l’histoire du passé que la situation présente et surtout future, la vie telle qu’elle est et telle qu’elle change, mais ce que sera demain. Il faut vivre avec son temps, c’est vrai. Et comme ce papier est le dernier de ma collaboration rédactionnelle, je reste convaincu que les générations futures continueront à animer «Le Courrier Lavaux-Oron-Jorat», ce rayon de soleil attendu chaque semaine par des centaines de familles, grâce à la fidélité de ses abonnés et parce qu’il est un véritable reflet des activités villageoises d’une région qui se veut vivante et dynamique. Je ne voudrais clore ce message sans exprimer ma reconnaissance à la rédaction en chef: Danielle Bouvier, qui m’a accordé sa confiance et accepté une collaboration occasionnelle, laquelle s’est manifestement poursuivie avec Arvid Ellefsplass. Et comme une nouvelle année se profile à l’horizon, je souhaite additionner l’espoir qu’un bon vent puisse assurer longue vie au «Courrier de Lavaux-Oron-Jorat .»

La direction du journal remercie infiniment Gérard pour son implication ainsi que ses nombreux articles et lui souhaite une belle retraite !