Les Suisses sont très armés et très libres

C’est le prince de Machiavel (1469-1527) qui l’affirmait: «I Svizzeri sono armatissimi e liberissimi». Et cette vérité, reconnue par tous les pays qui entouraient la petite Confédération, est restée incontestée jusqu’à récemment. Il y a peu, personne ne s’inquiétait de voir un père, un mari, un frère ou un fils, avec un fusil à l’épaule. Le mousqueton de nos grands-pères, le Fass 57 de nos pères (euh… c’était mon arme de service) ou le Fass 90 des jeunes d’aujourd’hui. Mais le monde a changé. Aujourd’hui, quand un jeune part faire ses tirs obligatoires avec son fusil militaire, la police déclenche tout un dispositif de sécurité (deux cas cette année). Et la crainte du terrorisme n’a rien fait pour arranger les choses. Aujourd’hui, on ne fait plus la différence entre un Suisse qui accomplit son devoir citoyen et un prédateur étranger qui cherche à détruire notre société.

Pourtant

Pourtant, les Suisses étaient très armés et très libres. Ce n’était pas pour rien. Car cette arme du citoyen suisse, c’était – et c’est toujours – le garant de sa liberté! Car la liberté, celle pour laquelle nos pères étaient prêts à mourir s’il le fallait, elle n’existe que tant que les citoyens la protègent. Et c’est pour cela qu’ils doivent être armés. Certains ajoutent même que, sans arme, un homme n’est plus un citoyen mais seulement un contribuable ou,  pire, un sujet. Depuis le début de cette année 2017, l’Europe (l’Union européenne) menace la liberté des Suisses. Il y a déjà eu des attaques auparavant, mais celle-ci pourrait être décisive. L’Europe veut désarmer ses citoyens et elle veut désarmer les Suisses. Aujourd’hui, une organisation se tient debout, face à l’Europe et face, en Suisse, à tous ceux qui veulent nous voir perdre notre identité (et bien sûr, avec elle, notre liberté). Cette organisation, c’est proTELL, Société pour un droit libéral sur les armes*. proTELL s’oppose aujourd’hui à toute tentative de durcir la loi fédérale sur les armes (LArm). La LArm, introduite en 1999, a déjà subi plusieurs modifications inutiles, sous l’impulsion de Bruxelles et de ceux, dans notre pays, qui rêvent de se fondre dans le creuset européen. A ceux-là, Européens ou Suisses «euro-turbos», nous disons «non». Non, parce que nous voulons rester ce que nous sommes… des Suisses très armés et très libres!

Frank Leutenegger, Journaliste, retraité RTS, Oron-le-Châtel

* Pour tous renseignements sur proTELL 021 907 60 21 ou 077 451 61 21