Leçon d’opportunisme

Acheter le Groenland ! Ce n’est pas la moins stupide idée de l’impérial président du pays des braves. Le magnat de l’immobilier garde clairement en tête que tout n’est affaire que de pressions et de ressources financières. Ce néo-libéralisme à tous crins n’en fait certainement pas le plus fin des diplomates, mais fait assurément la joie des dessinateurs de presse et… la consternation des vieux routiers de la politique. Le Groenland – pays vert – n’a de vert que les vagues notions marketing de son découvreur Erik le Rouge à la fin du premier millénaire qui voulait attirer le plus grand nombre afin de coloniser ce bout de terre pourtant difficilement cultivable. L’échec de son entreprise laissa finalement ce pays aux réels habitants du nord, les Inuits. Actuellement sous souveraineté danoise, ce pays travaille à récupérer ses domaines de compétences un à un et à devenir une nation à part entière. Avec une température de moyenne annuelle de -6°C, on peut s’étonner du soudain intérêt du climatosceptique number one… aurait-il subitement découvert un intérêt à soutenir la thèse du changement climatique… ? Selon certains analystes, la richesse du sous-sol groenlandais serait telle qu’elle ferait rougir un diamantaire anversois et baisser les yeux à un prince saoudien, alors de là à faire tweeter un président… Nous sommes pourtant habitués – mais encore et toujours surpris ! – par les incroyables affirmations de ce nouveau monarquissime. Pris comme exemple par nombre d’autres souverains qui voient les limites franchies, plus rien ne semble impossible. De là à acheter un pays… – Nice price my friend ! Fais-moi un prix et je t’offre un frigo à glaçons!…