La charrue avant les bœufs

La technologie 5G est sur toutes les lèvres et bouscule le landerneau vaudois. Le rapport commandé par la conseillère fédérale Doris Leuthard face aux multiples questionnements de la population, n’a pas fourni l’éclairage escompté. Seule certitude, les recherches scientifiques doivent se poursuivre. L’utilisation de cette technologie est retardée au grand dam des opérateurs qui peinent à prouver clairement son caractère inoffensif. Tout le monde s’accorde toutefois sur l’utilité de la 5G, qui est impérative pour le déploiement des objets connectés. Pour la téléphonie et, plus largement les smartphones, les changements vers la 5G seront inaudibles. Le déploiement des objets connectés, voilà le graal ! La possibilité de vendre autre chose que des avions volants, des voitures roulantes ou des frigos réfrigérants. Le nouveau marché d’objets autonomes fera ressembler le Black Friday au Comptoir suisse 2019. Or, pour que ce marché puisse enfin s’ouvrir, il est impératif d’installer les relais à haut débit nécessaires au fonctionnement des objets. Toute recherche préalable sur les impacts de cette technologie impose un retard qui se chiffre. Les recherches économiques ont déjà été faites. Ce sont celles de l’impact sur le vivant, l’humain entre autres, qui prennent du temps. Actuellement, elles proposent une palette d’avis contradictoires et rendent impossible la certitude de la non-nuisance de la 5G. Il est urgent d’attendre les résultats. La recherche, et surtout des résultats indiscutables, sont donc nécessaires si l’on ne veut pas voir la charrue devant les bœufs.