Il ne faut plus hésiter

Jean-Rémy Chevalley, Municipal et député, Puidoux  |. Le 20 mars 2016, le peuple vaudois, qui avait compris les enjeux d’avoir un tissu économique fort et créateur d’emplois, acceptait à près de 87% la RIE III vaudoise. Le 12 février 2017, contrairement au canton de Vaud, le peuple suisse refusait la réforme de la fiscalité des entreprises, ceci après une campagne très virulente des détracteurs. Malgré ce refus, qui privait les cantons d’un retour de la Confédération d’un milliard de francs, le canton de Vaud a eu la sagesse de mettre en œuvre au 1er janvier 2019, le choix que le peuple vaudois avait manifesté le 20 mars 2016. La RIE III suisse a été remaniée pour  devenir PF 17 (projet fiscal 2017), puis au fil du temps s’est transformée en RFFA (réforme de la fiscalité et financement de l’AVS). C’est sur cette dernière mouture que le peuple suisse devra se prononcer le 19 mai prochain, soit une harmonisation de la fiscalité des entreprises, la suppression des forfaits et avantages fiscaux, le tout lié à un financement supplémentaire de l’AVS à partir de 2020 de 2 milliards de francs répartis entre la Confédération à hauteur de 800 millions, les entreprises et les assurés par une augmentation des cotisations de 0.15 points. A nouveau, les détracteurs trouvent cette proposition inacceptable, que c’est un cadeau aux entreprises et à leurs patrons qui sont forcément déjà hyper nantis. Mais ce qu’il ne faut pas oublier et surtout ne pas négliger, c’est que la diversité et le nombre important d’entreprises petites, moyennes ou grandes qui sont établies dans notre canton et notre pays sont notre force économique. Au niveau mondial, la Suisse est minuscule par sa taille, mais très grande par son tissu et sa force économique. En ne respectant pas ce joyau qui fait la force de notre démocratie, nous scions purement et simplement la branche sur laquelle nous sommes assis. Ce serait de l’inconscience. Il ne faut pas oublier non plus que ces PME, ces grandes entreprises et les multinationales donnent du travail et un revenu à la majorité de notre population. Pour ces raisons, il faut absolument glisser un OUI dans l’urne le 19 mai.