Eoliennes, vers une fin qui tarde à s’annoncer ?

«Eoliennes: chronique d’un naufrage annoncé»

Alain Bettex |  Durant les fêtes, un ami m’a offert un petit livre: «Eoliennes: chronique d’un naufrage annoncé» de Pierre Dumont et Denis de Kergolay aux Editions François Bourin, paru en 2018. Il est question des éoliennes françaises. Mais il n’est pas difficile de l’extrapoler en Suisse. Mesdames Leuthard et de Quattro devraient le lire attentivement. Un plaidoyer contre l’éolien qui est parfaitement documenté. Loin de nous d’être contre l’écologie ou les énergies renouvenables. Mais que l’ancienne conseillère fédérale prône, avant de s’en aller, le démantèlement des centrales nucléaires et la conseillère d’Etat vaudoise se fasse photographier dans son bureau avec une maquette d’éolienne, cela donne à réfléchir quant à l’appartenance objective de ces politiciennes! Comment peut-on prétendre définir une politique énergétique européenne commune quand un pays comme la France produit une électricité à 78,5% d’origine nucléaire et à près de 10% d’origine hydraulique, donc près de 90% décarbonée avec le reste en éolienne et solaire tandis que l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Pologne dépendent majoritairement des énergies fossiles et sont parmi les plus gros émetteurs de CO2 du continent? Les Français subventionnent scandaleusement l’éolien. Ils imposent à EDF des prix de rachat de l’électricité compris entre 35 et 55 euros le MWh pour les parcs de moins de 12 MW. Yves Cochet, groupe radical, citoyen et vert, membre de la majorité plurielle de gauche, ministre de l’environnement sous Hollande donne un cadeau aux promoteurs de l’éolien en fixant le prix de rachat garanti à 83,50 euros le MWh sur quinze ans alors que les prix du marché en Europe étaient de l’ordre de 35 euros… Cela vaut la peine d’être actionnaire de l’éolien en France en plaçant son argent dans des énergies soi-disant renouvelables! Dans l’ouvrage cité précédemment, s’il est trop fait l’éloge du nucléaire, il n’est fait nulle mention des pompes à chaleur. Entre le solaire et les pompes à chaleur, les ménages pourraient être autonomes du point de vue chauffage. Mais les autorités vaudoises, plutôt que d’interdire les chauffages électriques devraient imposer aux promoteurs des immeubles en construction de creuser, sous les fondations ou à côté, un puits qui tirerait la chaleur du sol. C’est le cas de la pharmacie Aubort, de Moudon, qui tire l’énergie pour ses besoins à 150 mètres sous terre. Depuis la construction de son nouvel immeuble, elle lui permet d’économiser plus de 50% de sa facture d’électricité…