Cully Jazz – Le festival et ses nuisances

Participants et organisateurs se sont retrouvés la semaine dernière

JPG |  Une soixantaine de participants ont donné suite à l’invitation de la municipalité et de l’organisation du Cully Jazz et se sont retrouvés à la Salle Davel mardi dernier pour, dans une ambiance bon enfant – n’est-on pas près de Noël-, débattre des inconvénients liés au déroulement de la manifestation et trouvé des solutions pour «Bien vivre avec le Cully Jazz!» Suite à l’édition de cette année, une quarantaine d’habitants, essentiellement du bourg, se sont plaints d’actes d’incivilités et de vandalisme répété, exprimant une certaine saturation. Des représentants ont été intégrés à un groupe de travail. Les organisateurs se sont tout d’abord exprimés pour donner le cadre dans lequel cette organisation met sur pied cette manifestation qui a un retentissement sans pareil pour Lavaux. En effet, se sont 150 concerts sur 19 scènes, dont 110 gratuits qui sont proposés. Il n’y a aucun but lucratif; avec un budget de 2,5 mios ce ne sont pas moins de Fr. 400’000.- qui tombent dans les caisses des commerces de Bourg-en-Lavaux alors que 20’000 bouteilles de Lavaux sont vendues. Selon un sondage, il est estimé que ce sont 5 mios de retombées financières pour la région. Il n’y a aucune volonté des organisateurs d’augmenter le festival dans le temps ou en surface. Le temps de montage et démontage des installations sera réduit au strict minimum pour ne pas avoir d’impact négatif sur l’utilisation des places de parc.

Motion déposée

Deux personnes travaillent à plein temps durant toute l’année et le bureau peut être contacté au 021 799 99 00 ou info@cullyjazz.ch pour toute remarque. Le 8 avril 2019 aura lieu un apéritif-rencontre pour toute la population du bourg. Le rôle de coordinatrice et médiatrice des débats était conduit par Caroline Bachmann, conseillère communale, qui a déposé une motion relative à la coopération entre les participants à la manifestation et les habitants et qui se trouve sur la table de la municipalité. Pour cette dernière, c’est Jean-Paul Demierre, municipal, qui s’est exprimé. Des efforts ont déjà et le seront encore, sur divers points esthétiques, notamment une uniformisation de la signalisation, et facilités de parcage pour les habitants du village au moyen de macarons et places de parc en suffisance. Les emplacements de la place de la Gare seront encore à disposition pour l’édition de 2019. Au sujet des nuisances sonores, tous les contrôles systématiques démontrent que les décibels légalement autorisés ne sont pas dépassés. 

Appel aux organisateurs pour le nettoyage

Malheureusement, l’organisation n’a aucune emprise sur les déchets abandonnés par les personnes manquant d’éducation, souillages sur le site et sur les propriétés privées, bruits à l’issue des concerts (afters) et visiteurs qui, emportant boissons et victuailles avec eux, viennent pour faire la fête ignorant même les concerts. Aucune solution n’a été trouvée pour les mégots de cigarettes… L’expérience avec des cendriers de poche offerts n’a eu aucun résultat. Dès l’édition 2019, les privés qui verront leur propriété souillée pourront faire appel aux organisateurs qui se chargeront du nettoyage. Des patrouilles de médiateurs sociaux et agents Sécuritas seront mises sur pied pour sensibiliser ces personnes au coup par coup. Au niveau sanitaire, le concept est validé par le service de la Santé publique. Toutefois se sont moins de 50 personnes qui ont dû rendre visite à l’infirmerie pour de la «bobologie», dont 20 appartenant au staff. Les cas d’alcoolisme sévère sont rares. Si certains points peuvent être améliorés, il ne sera pas possible d’éliminer toute nuisance et comme l’a relevé une participante, «c’est avant tout 10 jours de fête» et il faut se réjouir qu’une telle manifestation ait lieu dans la région. Par ailleurs l’excellence de l’organisation a été relevée tant par l’assemblée que par les autorités. Un échange plus personnel entre participants, organisateurs et autorités a prolongé la séance autour d’un verre de Chasselas communal.