Cellules, je vous aime Sylvie Staub – Editions Cabedita

Monique Misiego. |. Comme l’auteure du livre que je vous propose habite la région, je décide de partir à sa rencontre. Je suis accueillie par une personne charmante, très douce, qui semble flotter. Qui m’apaise immédiatement. En jetant un coup d’œil à son intérieur, je m’y sens tout de suite bien, c’est simple, beaucoup de bois, un petit secrétaire posé devant la fenêtre, avec une vue imprenable sur la campagne. Un de ces endroits où on se sent tout de suite bien. Je n’ai pas lu son livre au moment où je la rencontre, donc je n’ai pas d’idées préconçues. Après m’avoir proposé un thé, elle me raconte son parcours, sa maladie, sans toutefois se plaindre, comme si ça n’avait pas d’importance. Comme s’il y avait beaucoup plus grave dans la vie. La vie, c’et ce qui ressort tout au long de notre entretien. Elle ne parle que très peu de la mort, mais surtout de la vie. Comme si tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve, et que la vérité est ailleurs. Mais c’est pourtant bien ce qui s’est passé. Quelque chose de grave. Sylvie Staub avait 40 ans lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer. Déclaré mortel par les médecins. Quand un jour son mari qui l’accompagnait à une consultation demande au médecin combien de temps il lui reste, le couperet tombe. Deux ans. Une échéance de deux ans. Elle subit des chimios, est opérée, fait trois récidives, se prépare à mourir, et y prépare sa famille surtout. Elle a trois enfants encore jeunes à ce moment-là. Mais c’est sans compter sur la force de cette femme. Comme dit plus haut, elle est mince, flottante, donne l’impression qu’on pourrait la faire vaciller rien qu’en lui soufflant dessus. Ça c’est au niveau physique. Au niveau mental, elle me donne l’impression d’être très forte. Surtout dans la manière qu’elle a eu d’aborder cette maladie. Elle est infirmière et avait travaillé dans un service de soins palliatifs juste avant d’apprendre cette nouvelle. Etant dans le métier, elle ne savait que trop bien ce qui l’attendant. Ce qu’elle pouvait entreprendre, mais surtout ce qu’elle ne voulait pas. Tous ces médicaments, ces chimios, ces radiothérapies qu’elles n’a jamais subies par un concours de circonstances. Elle a appris à apprivoiser ce corps, à l’aimer, à prendre soin de lui, envers et contre tous. Elle s’ouvre à d’autres niveaux de conscience, à la spiritualité, à un autre monde. Elle sait qu’il y a un chemin, même quand tout semble le nier. Elle dit d’ailleurs «se préparer à mourir ne signifie pas qu’on va mourir, bien au contraire, cela invite à prendre le risque de la vie et cela aide à calmer l’angoisse». Vaste programme dont je me suis demandé si j’en serais capable. En tous les cas, elle, elle a trouvé cet autre chemin, a puisé dans des ressources insoupçonnées pour aller vers l’autoguérison. Et elle y est parvenue puisque cela fait 16 ans qu’elle n’a plus eu aucune alerte. Ce que je ressens dans son témoignage, c’est que ce n’est pas une personne qui veut se plaindre, qui s’apitoie sur son sort, bien au contraire. Elle semble tellement pleine de vie, mais pas de cette énergie qui électrise les autres, plutôt de cette énergie paisible, qu’elle veut transmettre aux autres. Elle ne force pas l’autre à adhérer à ses idées, elle aide l’autre à envisager qu’il y a une solution. Tout en douceur. Elle propose que chacun retrouve son propre pouvoir dans la relation soignant-soigné, ce qui n’est pas toujours le cas. Elle donne des suggestions pour devenir un patient éclairé. Elle utilise plusieurs techniques pour cela, la pleine conscience et le yoga entre autres. Elle est d’ailleurs enseignante certifiée de pleine conscience depuis 2014. Elle donne des programmes pour adultes et enfants. Si ses techniques vous intéressent, un cours de pleine conscience démarre tout prochainement pour les parents, grands-parents, professionnels de l’éducation, pour aider à réduire le stress dans l’éducation des enfants et adolescents, renforcer son attention, accroitre son intelligence émotionnelle, répondre de façon réfléchie et non impulsive et privilégier un lien de cœur avec les enfants et avec soi-même. Ce sont huit sessions de 2h30 qui auront lieu à Lausanne et Epalinges. Elle pratique aussi avec les enfants pour les aider à canaliser leur attention. Les séances sont plus courtes, 1 heure, et sont destinées aux enfants de 7 à 11 ans. Ces cours sont donnés à l’association Vitayoga à Epalinges

Pour tout renseignement: lapleineconscience.ch – Sylvie Staub, infirmière, instructrice mindfulness – 076 217 07 16