Astérix le Vaudois

L’information n’est pas un privilège, c’est un droit. Actuellement, dans un monde hyper connecté, nous pouvons même la considérer comme une nécessité. Elle a de tout temps été vitale. A une autre époque, il s’agissait de s’enquérir des heures d’ouverture d’un restaurant, de trouver un plombier ou de s’informer sur une manifestation, rien de réellement vital, mais une indication qui participait au bien-être quotidien. La disponibilité des renseignements en temps réel est venue bousculer une vie pépère. Etre mis au courant par ses amis au bistrot du commerce ne constituait pas un drame, bien au contraire, cela permettait un dialogue et… une vie sociale. Qu’on se rassure, le temps des rassemblements n’est pas révolu. Il est simplement devenu étrange de constater qu’il est encore possible d’être ensemble, chacun les yeux rivés sur son portable, les doigts courant sur le clavier… c’est pourtant une réalité. Dans un autre cadre, la presse a subi de plein fouet cette révolution et peine à retrouver ses bases. De nombreux titres – pourtant bien lus – ont disparu ou se sont transformés sans pour autant retrouver de leur superbe, et la menace plane depuis longtemps sur les petits journaux… Pourtant un petit village résiste ! Saluons cette citation d’Astérix. A l’instar de Vaud Presse qui vient de se constituer (lire en page 7). Cette association regroupe 13 journaux de proximité qui entendent bien continuer à représenter leur région propre, chacun à sa manière et tous ensemble pour pérenniser la vie locale… Parler d’événements de chez nous et qui peinent à trouver leur écho dans les grands médias, créer le lien et… Vivre et faire vivre une région !