TPV2018 – Le vainqueur final sera-t-il connu à Savigny ?

Le Tour du Pays de Vaud du 24 au 27 mai

Bertrand Duboux  |  Depuis qu’il est passé en Coupe des Nations, en 2015, le Tour du Pays de Vaud bénéficie d’une participation internationale très haut de gamme. Il n’en sera pas autrement cette année à l’occasion de sa 50e édition avec au départ 21 équipes nationales, dont 20 des meilleures formations du classement mondial UCI (la Suisse aura une seconde sélection), soit un peloton de 126 coureurs.

Le prologue du TPV 2016 à Carrouge

Un parcours musclé pour l’édition  2018

En l’absence cette saison d’une véritable étape de montagne, avec son relief traditionnel, chaque portion du parcours devrait peser sur le classement général. Les deux responsables, Alain Bovard (en charge également de la sécurité) et Nicolas Leiser (infographie) n’ont pas été avares de «trouvailles» afin que le vainqueur de cette édition du jubilé soit un coureur de grand avenir. Comme cela a été le cas jadis avec l’Italien Baronchelli en 1971, les Suisses Demierre (1974),  Dill-Bundi (1975), Grezet (1976), Bruggmann (1978), Elmiger  (1995) et surtout Cancellara (1999). En attendant la confirmation du petit Bernois Marc Hirschi (2016) et peut-être aussi du dernier vainqueur, le Norvégien Andreas Leknessund (2017). Au programme, 4523 m de dénivellation et chaque jour son lot de difficultés: la montée de l’avenue des Bains à Lausanne (300 m à 12,5%) pour le chrono par équipes; le mont Vully (4,7 km) et deux fois la côte de Rovray (3,8 km) pour la deuxième étape entre Missy et Bioley-Magnoux; la montée de Roseville sur Chexbres (3,4 km), le mur de Rue (700 m) et la côte du Grand Clos (4,4 km) pour la mini-étape matinale du samedi Cully-Savigny (78,7 km) qui pourrait réserver quelques surprises avec ses 1376 m de dénivellation! Régional de l’étape, Alain Bovard connaît comme sa poche les routes de la région, toutes en montées et descentes, qu’il sillonne à l’entraînement. Un rendez-vous qui lui est cher et à ne pas sous-estimer. Car avec les juniors, plus c’est court, plus c’est nerveux et la sélection promet déjà d’être sévère! De par le chrono individuel de l’après-midi, cette halte du samedi à Savigny aura des conséquences importantes sur le classement final. Peut-être même décisives si l’ultime échéance, dimanche, ne parvient pas à modifier les positions. Ce jour-là, entre Cossonay (centre du TCS) et Tartegnin, il y aura encore les ascensions des Clées (1,5 km), de Chevilly (1,7 km) et le final en montée (900 m à 6-7%) vers le village du vignoble de La Côte, qui avait déjà accueilli une arrivée du TPV en 2015 (victoire du Suisse Gino Maeder). Mais il faudrait un coup de théâtre, comme en 2010 à Aubonne, où l’Américain Crawdock, leader, avait été détrôné par le Danois Hansen dans les trois derniers kilomètres pour chambouler la hiérarchie établie la veille à Savigny.

Pour plus d’infos : www.tpv.ch

Silvan Dillier 2e au Paris-Roubaix

Le jeune coureur argovien a fini 2e derrière Peter Sagan après avoir mené la course durant plus de 210 km. Il s’était déjà illustré lors du Tour du Pays de Vaud 2007 en remportant l’étape Mézières-Savigny où il a terminé 2e au classement final rallongeant la liste déjà longue des participants au TPV qui ont continué leur carrière au plus haut niveau.