Une récolte remplie de promesses

Michel Dentan  |  Plantée dans le beau décor du Château d’Oron, la petite vigne de 330 pieds a achevé son cycle en livrant une production d’environ 150 kilos d’un raisin magnifique qui donnera quelque 100 litres d’un précieux nectar. D’année en année, le nombre de volontaires présents pour cet événement est en constante augmentation puisque de sept personnes en 2012, ce fût maintenant dix-sept vendangeuses et vendangeurs qui s’étaient spontanément donnés rendez-vous samedi dernier sur cette parcelle afin d’offrir leur collaboration pour cette traditionnelle récolte.

Petite vigne mais grande qualité

Le cépage élevé en ces terres est un Solaris, connu pour sa bonne résistance aux maladies. Il peut être considéré comme «bio» car il n’a nécessité ni traitement prophylactique, ni herbicide. C’est en 2009 que cette vigne avait été créée au pied du château par le vigneron du Daley, Alain Chollet, qui l’élève avec bonheur et professionnalisme, de saison en saison. Cette année était marquée par sa cinquième récolte. On peut d’ores et déjà mentionner que celle-ci est prometteuse puisque le sondage montre qu’’il tire à 110 degrés Oechslé! La dégustation offerte sur place a d’ailleurs permis à chacun d’apprécier l’excellent et riche équilibre de l’assemblage des millésimes 2013-2014, mis en bouteilles de 50 cl. Ce vin blanc, qui sera présenté dès le millésime 2016 en bouteilles de 75 cl, a régalé nos papilles avec une petite acidité bien marquée et des notes plus florales que fruitées, bien que quelques arômes de citron et de fruits exotiques soient perceptibles au palais. La récolte terminée et pour perpétuer la tradition, le jus des grappes a immédiatement été extrait sur place dans un ancien pressoir à main, datant des années 50. Chacun a pu participer aux opérations de foulage et de pressage dans la cour du château.

Bientôt un vin rouge

Sur une parcelle contiguë, sise au nord-est de la première, une seconde vigne de quelque 330 pieds également a été créée avec un cépage rouge relativement nouveau, issu de croisements naturels: le Divico. Comme pour son voisin de couleur blanche, il présente pour particularité essentielle, outre ses qualités gustatives, une résistance élevée aux maladies de la vigne, notamment mildiou, oïdium et pourriture grise. C’est ainsi que d’ici deux à trois ans, les connaisseurs ou simples amateurs de bonnes choses pourront déguster avec plaisir les premières bouteilles de cette intéressante nouveauté.