Trottinette-quinoa

La gauche traditionnelle sera obligée de s’en remettre aux Verts pour faire entendre sa voix aux Etats, telle est la lecture que fait la présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite à l’issue du second tour des élections fédérales. Elle précise aussi que les socialistes ont confié les clés à un parti crédité d’une présomption de compétence. Savoureux commentaire qui témoigne d’une vision on ne peut plus claire de la situation. Face au bilan positif de l’élu PLR Olivier Français, aussi salué par la présidente du Grand Conseil, force est de constater que la tribu verte a du pain sur la planche et devra faire ses preuves ces prochaines quatre années. Quoiqu’il en soit la représentation du canton de Vaud ressemble… au canton de Vaud. Un équilibrage que l’on pourrait qualifier de centriste si on osait, et on ose. Un consensus, un changement dans la continuité. Une prudence bien de chez nous face aux changements qui s’opèrent sur tous les fronts, un besoin de stabilité bien compréhensible en somme. Les préoccupations climatiques ont propulsés les Verts dans une position de force inattendue. Si les problèmes sont planétaires, les propositions devront être drastiques, voire radicales pour aboutir à des solutions adoptées par tous. La salle des pas perdus risque bien de se transformer en piste de 400m relais plutôt que de rester le déambulatoire tranquille que nous connaissons. Le succès des Verts est uniquement conjoncturel. Ceux qui le pensent ne donnent qu’un temps à cette mode et espèrent un retour à la normale à la prochaine législature. Donnons du temps au temps, et voyons ce que cette nouvelle «majorité» au National et ces nouvelles têtes aux Etats nous proposent… la possibilité qu’il ne s’agisse pas d’une mode mais d’un réel changement existe, bien malin qui pourrait le dire.