Si ces organisations… avaient été disciplines olympiques ! … elles seraient montées sur la plus haute marche du podium !

Pierre Scheidegger, Panathlon-Club de Lausanne. |. Cependant, ce n’était pas leur but, la gloire n’était pas leurs aspirations. Alors, ils l’ont décidé: «Prendre de la hauteur et vivre l’instant présent» en regard à la société, du comportement des gens, de cette terre qui s’use. De constater l’importance de prendre de la hauteur, de se concentrer sur ce qui est positif…»

Ce n’était que des champs …

Filles et garçons, jeunes et moins jeunes, trois générations… peut-être plus, soirée après soirée, week-end après week-end, ils étaient là! On étudie, on prépare, on s’organise! Ils furent des centaines pour construire ce village dédié à la fête… mais aussi au sport! C’était tout simplement… beau! On était à disposition de la tradition centenaire d’une belle jeunesse.

Trois semaines de sport!

Disciplines de «tradition» ou disciplines «modernes» étaient le plaisir de chacune et chacun et on pouvait penser que… d’être dernier n’était pas une catastrophe!

A quelques kilomètres…

Ils étaient plus de cinq mille! On ne se connaissait pas… ou presque! Et pourtant… On accepte une audition en donnant ses désirs en rapport à ses possibilités. On vous offre une troupe qui n’était peut-être pas celle que l’on aurait désirée. Il y a près de deux ans, on était parti pour une fantastique aventure d’amitié humaine, de culture et de découvertes insoupçonnées… pour beaucoup. Des soirées, des samedis et dimanches… on s’entraîne, on répète le mouvement pour en adhérer à la perfection en harmonie à la gestuelle, à la musique… son placement dans des troupes de plus de cinq cents participants, tous «amateurs» et surtout… bénévoles acceptant un entraînement digne de sportifs d’élite! Dans notre société où souvent l’égoïsme et l’indifférence priment sur presque tout… ce fut aussi… presque un miracle! La beauté du spectacle fut leur récompense, et on pouvait accepter ces larmes de bonheur de chacune et chacun! Il est aussi vrai… personne n’a demandé l’édification de sa statue!

Sur la planète «sport»…

La science et les techniques des algorithmes, dans un proche avenir, définira quel ou quelle sportif aura la «chance» de se voir glorifier par une statue à son effigie, située à l’un des quatre points cardinaux de son stade selon son importance, ou au pied de sa maison de naissance.

C’est grave Docteur?

Pourquoi à l’apogée de sa carrière le sportif, le champion, pense-t-il être plus important que le tout en chacun pour en oublier les réalités de l’existence? De son existence! Erige-t-on une statue pour un, une virtuose du violon, pour le scientifique qui a découvert le médicament sauvant des milliers de malades? Certainement pas… leur discrétion les en préserve. On appelle ceci… la dignité!

Que recherches-tu, toi le champion? 

La postérité? Essaye de te souvenir, sans chercher dans les livres, et donne-nous seulement le vainqueur du 100 mètres des Jeux olympiques de 1960. Du vainqueur du Giro d’Italie de 1970? De la finale de tel ou tel grand tournoi de tennis?

L’oubli est ingrat… même pour une « vedette » !

Alors… essaie malgré tout de retrouver un peu d’humanisme, de plaisir, de dignité en préservant le «Grand Livre du Sport» et surtout la page que tu as désiré écrire. Tu pourras prendre exemple sur ces filles et garçons du 100e anniversaire des Jeunesses campagnardes et des cinq milles acteurs de la Fête des vignerons. Non, là, personne n’a demandé l’édification… de sa «statue»! A méditer.