Savigny – Vente des œufs par le KIWANIS

En faveur de PAROUCH, une association indispensable

Bernard Jaquet, président de PATOUCH, recevant le chèque de Fr. 7500.- entouré des kiwaniens et kiwanienne de Chailly, Lavaux, Oron et Prilly

Jean-Pierre Lambelet. |. En ce 23 avril à Savigny, c’est une dizaine de kiwaniennes et de kiwaniens, représentant les clubs de Chailly, Lausanne, Lavaux, Oron et Prilly, qui se sont réunis autour de Bernard Jaquet, le président et le fondateur de l’Association PATOUCH, qui œuvre avec succès auprès des écoliers valaisans, vaudois et genevois pour leur apprendre à se comporter lors d’agression physique, verbale ou sexuelle. Quand en Suisse, il est dénombré plus de 36’000 agressions envers des enfants, dont environ 14’000 en Suisse romande, on peut se demander, mais que fait-on pour empêcher cela? Dans la dénomination de l’association, il y a déjà tout le programme: pas touche ! Il a fallu que Bernard Jaquet, ancien membre de la police judiciaire valaisanne, rencontre des élèves dans le cadre de cours de self-défense pour se rendre compte de l’immensité du travail à accomplir pour permettre à des enfants de faire face à toute sorte de violence provenant trop fréquemment de personnes proches et connues, voire même au sein de la famille.

Mais comment peut-on devenir l’auteur d’acte de violence et quand?

Il semble établi aujourd’hui que ce phénomène se déclenche souvent à la fin de la scolarité obligatoire, surtout chez les garçons, au moment où l’individu cherche sa personnalité, cherche à s’affirmer, et souvent en combinaison avec l’ingestion d’alcool ou d’autres substances euphorisantes. Et comme il est rare de s’attaquer à plus fort que soi, le choix de sa « supériorité » se porte sur de plus faibles qui devraient surtout ne pas se défendre…!

Alors, que doit faire la victime dans une telle situation?

Bernard Jaquet et son équipe démontrent lors des séances d’information dans les classes que la meilleure tactique est de dire non et de partir. De quitter le lieu du conflit et de rejoindre un endroit sécurisé. Ou, si la fuite n’est pas possible, d’apprendre des gestes de self-défense. Mais, toutes ses séances d’information dispensées par des professionnels ont un coût et il faut de l’argent pour faire tourner PATOUCH dans les meilleures conditions. Le Kiwanis, qui œuvre depuis longtemps en faveur de la jeunesse, ne pouvait pas rester indifférent face à la violence faite à l’enfance, et PATOUCH a ainsi pu bénéficier d’un don de 7500 francs récoltés lors de la traditionnelle vente des œufs de Pâques. Tous les kiwaniens des clubs précités adressent un grand merci à tous les «donateurs» qui ont acheté des œufs et qui permettent à des enfants de garder la tête haute et de conserver leur dignité et leur joie de vivre!