Savigny – Authenticité et traditions ont une valeur irremplaçable

Clin d’œil du patois à la Jeunesse

Le Messager boiteux (Michel Freymond) en visite à Savigny

ML. |. Organisée dans le cadre du 100e de la FVJC, la soirée vaudoise a permis aux Patoisants d’adresser un clin d’œil à tous ceux pour qui authenticité et traditions ont une valeur irremplaçable. Une saynète (un sketch) en patois a mis en scène la plus qu’improbable rencontre, celle de Federer avec le Messager boiteux chez le cordonnier de Montpreveyres. L’un a besoin de crampons pour ne pas glisser sur les courts de tennis, l’autre, à force de se déplacer pour vendre l’almanach, a fini par user le bout de son pilon. Tous deux, comme par hasard, font connaissance chez le cordonnier du Jorat et conversent bien entendu en patois. Premier langage des Vaudois, le patois accomplit cette prouesse de conserver intacte la manière d’être et de réagir du Vaudois au travers des siècles. Rien ne semble le surprendre ni entamer cette attitude tranquille et malicieuse. Rien ne l’agite, rien ne le bouscule. La philosophie du Vaudois c’est son grain de sel, ce naturel qui le sortira toujours de toute situation malvenue. «La sau l’è ôquie que balye croûyon son à la sepa quand l’è qu’on l’a âoblyâïe», («Le sel est quelque chose qui donne mauvais goût à la soupe quand on l’a oublié»). Apparemment le public a compris et, qu’il soit natif du Pays de Vaud ou d’ailleurs, il a adhéré pleinement à cette situation humoristique que les Patoisants ont choisi de présenter un soir d’été 2019 sous la cantine à Gremaudet. Clin d’œil du patois, joué par Lucette Favre, Michel Freymond (auteur du texte) et Didier Conod, le sketch de la rencontre de Federer et du Messager boiteux chez le cordonnier de Montpreveyres est un exemple de complicité entre les générations. A la Jeunesse, à la FVJC, de saisir à son tour «la petite balle jaune» au bond et de la répercuter plus loin au moment d’entrer dans son deuxième centenaire…