Restons chez vous !

Le Courrier devient bimensuel en avril. A partir de cette édition, il paraîtra un jeudi sur deux. C’est la seule solution pour faire face à la crise.

C’est avec un brin de tristesse que nous devons bien admettre que ce n’est plus possible. Nos confrères d’autres régions ont, eux aussi, dû se résoudre à prendre des mesures face à cette exceptionnelle pandémie qui envahit tous les aspects de notre vie quotidienne. Certains ont suspendu totalement leur activité et d’autres continuent vaille que vaille au même rythme. Tous subissent les annulations ou reports des événements qui font la vie d’une région et celle d’un journal. L’absence de manifestations prive la rédaction de sujets à présenter et à couvrir, les boutiques et entreprises réduisent leurs activités ou se mettent en sommeil privant le journal de ressources. Un choix a dû être fait. Comme la vie qui a ralenti face à la contamination, Le Courrier choisit lui aussi de ralentir. L’aspect financier d’un journal qui n’a de revenus que par ses annonceurs et ses abonnés aurait dicté que nous nous mettions en sommeil nous aussi afin de préserver nos forces. C’est du côté de l’information que nous n’avons pas pu nous résoudre à déposer les armes… La vocation du journal et la passion du métier qui animent toute l’équipe du Courrier, nous a décidé à… prendre une demi-mesure. Accompagner le temps long qui préside au quotidien et le nourrir d’autant pour revenir la semaine suivante. C’est ainsi que, à l’aube de Pâques, nous avons décidé de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous continuerons à relater la vie qui, bon gré ou mal gré, anime notre région tout en respectant les consignes sanitaires. En quelques sorte, nous resterons chez nous… tout en restant chez nous. Mais nous resterons chez vous aussi, tout en restant chez nous… et un peu au balcon… et un peu au jardin, mais tout en restant confinés. Vous l’aurez compris, la situation peut être cocasse, mais elle n’en est pas moins extrêmement sérieuse. L’humour qu’on voit fleurir comme un nouveau printemps est une réponse bienvenue à l’anxiété ambiante. La situation ne doit toutefois pas être prise à la légère. Rester à la maison est impératif, cela ne durera qu’un temps, l’alternative pourrait durer beaucoup plus longtemps… C’est donc dans un esprit ludique que votre journal de ces deux prochaines semaines alterne entre des informations localement coronavirées et des solutions amusantes pour agrémenter votre temps « libre ». Merci de votre soutien et de votre fidélité, continuons ensemble!