Régate de Saint-Nicolas

Christian Dick  |  Saint-Nicolas, s’il est l’ami des enfants, est aussi le patron des marins. Evêque de Myre (actuellement en Turquie) au IVe siècle et connu pour ses miracles, il devient aussi le patron des Grecs, à une époque où Istambul était Constantinople, du nom de l’empereur romain Constantin.

Pourtant il y eut plus de marins que d’enfants pour accueillir Saint-Nicolas, dimanche dernier à Moratel, deux jours avant sa Fête. Le Saint était-il en avance? Son agenda était-il perturbé par les événements? C’est dire notre surprise! Peu d’enfants sont venus l’accueillir. Peut-être n’y ont-ils tout simplement pas cru!…

Au coup de canon à 9h, un soleil à peine voilé accompagna les huit équipages en direction de Rivaz pour un parcours côtier. Dès 9h30, au passage de la première bouée de contournement devant le Vinorama, le ciel s’éclaircit. Les conditions étaient favorables, la bise plutôt forte avec une brève accalmie peu avant Lutry, où le parcours imposait le passage à une dernière marque, elle retomba totalement après l’arrivée des derniers concurrents au port de Moratel

Cette régate ne comptant plus pour le championnat a été courue en temps réel. Les voiliers moins rapides ne disposaient donc d’aucune compensation. Elle fut remportée par Whituby, un Grand Surprise du Club nautique de Pully, barré par Y. Theuninck qui boucla le tour en 1h05min04. Deuxième,
Swiss 5 précède Aurore, un autre 6.5m. Ils étaient cinq de la même unité que séparaient à peine six minutes.

Whituby remporte également le “Challenge des biscuits”, une tradition très locale, et devra donc participer l’an prochain à la régate et à la distribution des-dits biscuits.

Ainsi se termine la saison de la voile à Moratel. Le camping s’est vidé. Les caravanes ont gagné une place d’hivernage comme les voiliers qui ont pris la leur. Le niveau du lac s’abaissera bientôt pour l’hiver, comme nous autres, toujours un peu plus courbés par l’avancée du temps. D’autres bateaux rejoindront au sol leurs concurrents sur l’eau. Le port se vide, l’eau est fermée. L’activité vélique vit comme la nature en hiver, au ralenti.

A bientôt ami lecteur, et bon vent pour un passage heureux à la bouée de la saison prochaine!