Réflexion – Théo Gmür, le sourire du champion !

Dans le cadre d’une conférence à la Maison du Sport à Lausanne

Pierre Scheidegger, Panathlon-Club Lausanne  |  Flottait une ambiance assez étrange de sérénité, de curiosité, tout en laissant cette amitié sportive prendre l’ascendant sur cette rencontre. Il était là, parlant avec la présidente du Panathlon-Club Lausanne et d’autres sportifs, détendu, simple, mais surtout… très calme! Ce qui pouvait nous surprendre, de prime abord, était son sourire! Beau, juvénile, confiant. Un regard volontaire ne pouvant cacher un désir de gagneur. On avait l’impression que la chance que pouvait lui offrir la vie qu’une existence facile lui était offerte dans sa «corbeille» de naissance! Non! Le destin et le sport lui firent comprendre que rien ne lui serait donné! C’est à l’âge de trois ans que l’accident est survenu laissant des traces sans retour dans son corps. Avec l’amour de ses parents et un environnement sans relâche du corps médical, il fit front contre l’adversité… toujours avec simplicité et… le sourire! 

Un exemple pour chacun !

La durée fait partie de l’homme. Elle est liée à lui aussi fort que le désir du sculpteur quand il offre au marbre la forme de la statue. En toute circonstance, c’est la longueur de notre propre existence qui nous fait juger, courte ou longue, la réussite de nos entreprises. Théo n’est qu’au seuil de sa jeune existence et déjà étonnamment… un exemple. Sans relâche, opiniâtre, volontaire mais toujours avec bonne humeur et le sourire, il décida de skier comme tout en chacun. Puis vint ce désir de compétition qui lui ouvrit la porte d’horizons nouveaux. D’adolescent, il devint très rapidement adulte dans le sens pertinent de ses aspirations. Il voulait devenir champion olympique! Ce n’est pas le hasard qui l’a placé sur la route qu’il s’est lui-même tracée. C’est sa volonté, son propre vouloir en dépit de sa situation. C’est beau… tout simplement! Exemple que beaucoup de sportifs, champions ou pas, devraient à un moment de leur carrière, peut-être en prendre l’image, ne serait-ce que pour leur propre crédibilité quelque peu «écornée» en ces temps modernes! Oui Théo, merci! Merci pour nous avoir ouvert ce livre sur une page olympique des plus émouvantes du sport suisse.Toi qui, à la sortie de ton adolescence, s’est permis de nous offrir trois médailles d’or olympiques, faisant fi de tous les obstacles que tu as rencontrés. Mais ton sourire et ta simplicité sont encore plus beaux que tes trois victoires. Ne referme jamais ce livre où tu as déjà écrit une si  belle page.

Théo Gmür avec ses 3 médailles d’or