Réflexion – Le langage… des signes ? Beaucoup plus !

Sortie à Oron le 5 septembre

Pierre Scheidegger, Panathlon-Club Lausanne. |. Il n’est nullement nécessaire de passer un permis pour comprendre… un pictogramme car à l’inverse des panneaux routiers où «fleurissent» une multitude d’obligations selon le code, qui surtout, doivent être… étudiées… apprises et respectées. Ce n’est qu’aux environs des années cinquante que certains pictogrammes furent ajoutés à la signalisation routière qui datait des années 1910. Le pictogramme est l’image comprise dans toutes les langues et idiomes du monde entier. Il est le symbole graphique qui a la force d’être compris immédiatement, tout en ayant jamais l’obligation d’être appris. On peut presque accepter que le pictogramme est un langage universel. Il est au-delà du symbole, car il représente la forme visuelle de ce qui est désiré instruire. Il est vrai que le signe doit avoir l’exigence d’être précis dans le but d’une réaction quasi instantanée. L’histoire du pictogramme coïnciderait, semble-t-il, avec la naissance de la communication écrite et de celle des signes, soit environs cinq mille ans avant Jésus-Christ.

L’influence des JO

L’apparition des pictogrammes dans le sport est relativement moderne, notamment aux Jeux olympiques de Londres en 1948. Mais c’est aux Jeux de Tokyo que furent vraiment découvertes des séries entières de pictogrammes pour les disciplines sportives qui reçurent le droit de cité, en autorisant le développement et surtout le perfectionnement artistique de cette nouvelle culture.

Alors… question ?

Qu’est-ce qu’un pictogramme? Le pictogramme est une figure emblématique qui fait partie du «design» graphique. Ses domaines sont quasi illimités. Néanmoins, le monde du sport, plus précisément le CIO pour les Jeux, a défini un certain nombre de désirs entrant dans le domaine de la culture graphique. Tout en laissant l’initiative aux artistes, souvent les figures représentées découlent des habitudes et folklore de villes ou régions où auront lieu les jeux. Les dimensions sont toujours égales et compréhensibles aussi bien en couleur qu’en noir et blanc. Dans le plaisir visuel des pictogrammes des Jeux olympiques d’hiver de Lillehammer, l’artiste a repris le style d’une gravure rupestre, datant de 4000 ans avant notre ère, qui dicta également l’ambiance cordiale de la ville. On se souvient de l’emblème des jeux de la XXVe Olympiade à Barcelone où chaque pictogramme représentait les plaisirs de la culture catalane, ses couleurs et son flamenco!      Il est vrai aussi que ces derniers s’inspiraient beaucoup d’une synchronisation du corps aux  objets du sport par la beauté des lignes et des couleurs. A ce jour, il faut le reconnaitre, dans ce processus évolutif de la culture du pictogramme, le Mouvement olympique a joué un rôle important au bénéfice de toutes autres manifestations sportives, soit de se situer à l’avant-garde d’une fantastique mode de communication au caractère universel et interculturel… mais toujours évolutif.