Redonner espoir à des handicapés au Brésil…

Le Rotary Club du Jorat apporte son soutien

Rotary Club du Jorat, Georges Duruz  |  A l’occasion d’une soirée de soutien organisée au Théâtre Barnabé le samedi 10 novembre, le Rotary Club du Jorat a remis un chèque de 5000 francs à l’association «Les Roues de la Liberté». Cette association a été créée par Michel Peneveyre, un Lausannois qui a été victime d’un grave accident en 1989 lors d’un voyage en Thaïlande. Devenu tétraplégique du jour au lendemain, cet accident fut pour lui comme un déclencheur. Amoureux de voyage, cet ancien sportif espoir s’est rendu un jour au Brésil. Depuis, l’amour entre Michel et le Brésil n’a fait que se renforcer au gré des rencontres et des moments de partage avec la population locale et bien évidemment des personnes handicapées. Des gens qui, comme lui, ont perdu une partie de leur mobilité, et qui trop souvent, sans moyens, croupissent parfois à même le sol sans espoir de voir des jours meilleurs.

En aide aux personnes à mobilité réduite

C’est ainsi qu’est née l’association «Les Roues de La Liberté» en 1995. Elle a pour but de venir en aide aux personnes à mobilité réduite par la fourniture de matériel, prothèses et béquilles, et par l’éducation et l’accompagnement à Recife au Brésil. Des fauteuils roulants sont également récoltés en Suisse, révisés puis acheminés au Brésil, et les fonds récoltés permettent de fabriquer des fauteuils sur place au Brésil. Ma victoire, nous dit Michel Peneveyre, c’est de faire renaître l’espoir auprès des handicapés, c’est de contempler le bonheur des autres. La récompense c’est de voir les sourires et les progrès. Il ne faut pas focaliser sur le handicap ajoute-t-il, mais plutôt s’intéresser au potentiel grâce auquel on peut se reconstruire. L’association est déjà venue en aide à plus de 200 personnes handicapées, leur permettant ainsi de retrouver une place dans la société. On reste muet d’admiration en découvrant le travail qui est réalisé grâce à la volonté et à la persévérance de quelques hommes, et on a envie de soutenir ce type de démarche qui replace l’individu au cœur des préoccupations.