Rassemblement comprenant hymne et papet vaudois

Jean-Pierre Lambelet  |  Il y a déjà 220 ans que les baillis bernois et leurs troupes étaient chassés du Pays de Vaud et priés de regagner les pénates qu’ils avaient quittés en 1536 pour venir admirer le bleu Léman! Les premiers pas de cette indépendance se firent sous l’égide d’une république suisse de conception française. Vaud ne devint un canton suisse que le 14 avril 1803. Il est de tradition que ce 24 janvier soit commémoré lors d’un rassemblement comprenant hymne et papet vaudois bien sûr!

La principale préoccupation du conseiller fédéral «sécurité»

Les sections UDC (Union démocratique du centre) de Lavaux-Oron et de la Broye-Vully se sont unies pour le fêter ensemble à Palézieux-Village en présence de deux invités «de sorte», comme on dit dans le coin, soit pas moins que le conseiller fédéral Guy Parmelin et le conseiller national Michaël Buffet. Dans son allocution, Guy Parmelin, à la tête du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports – DDPS – qui est le plus gros département fédéral avec 11’488 employés en 2017 a rappelé les tâches qui lui sont dévolues au travers des Services de renseignement, de la défense, de l’armement, de la technologie, des immeubles, de l’Office fédéral de la topographie – Swisstopo – et aussi de l’Office fédéral des sports. Un mot revient constamment dans la principale préoccupation du conseiller fédéral «sécurité». Si le spectre des guerres traditionnelles s’est quelque peu éloigné, quoique celles des Balkans et de la Crimée ne sont pas si vieilles, il faut aujourd’hui faire face à de nouvelles formes d’attaques terroristes ou cyber-terroristes sans négliger les équipements standards qui peuvent également être utiles en cas de dommages naturels ou pour la sécurisation d’une grande conférence internationale comme ces jours passés à Davos.

Pas un instant une armée sans aviation

Dans les travaux sécuritaires en cours, il annonce la remise en vigueur du principe d’une mobilisation immédiate de 8000 soldats en 96 heures et de 35’000 soldats en 10 jours. Une formation plus poussée pour les cadres dans une armée de milice limitée à 100’000 soldats. Se pourvoir d’un équipement complet sol-air, ainsi que le remplacement des avions de combats FA-18 au plus tard en 2030. Vaste programme avec tous les éléments techniques, technologiques, tactiques, politiques, financiers et avec les retombées économiques escomptées pour notre industrie. Il n’imagine pas un instant une armée sans aviation dans un pays qui pourrait être amené à louer des avions de combats pour assurer sa sécurité. Et en tant que pays neutre, à qui pourrions-nous louer des avions?

Et les JO

Il a également abordé le sujet des Jeux olympiques projetés en 2026 en Suisse et son département soutient à fond la candidature de Sion et le budget de 2,4 milliards de francs qu’il qualifie de bien équilibré tant sur le plan sportif, économique, hôtelier, sécuritaire et avec uniquement environ 100 millions de francs pour les nouvelles infrastructures. Le conseiller national, Michael Buffat, a relevé que le drapeau vaudois est un slogan à lui seul avec les mots Liberté et Patrie. Il est important de rester libre, indépendant vis-à-vis de l’étranger et de décider soi-même des impôts à prélever sans influence extérieure. Se sont également exprimés les députés Aliette Rey, Philippe Liniger, Jean-Bernard Chevalley et Nicolas Glauser.

C’est la 2e fois à Oron

Le syndic d’Oron, Philippe Modoux, était très heureux d’accueillir dans sa commune pour la deuxième fois le conseiller fédéral Guy Parmelin. En effet, il avait déjà posé le pied à Oron lors du voyage officiel suivant son élection du 9 décembre 2015, car il est d’usage d’arrêter le train venant de Berne sur la première commune vaudoise pour trinquer à l’élection d’un nouvel élu vaudois, d’autant plus que Guy Parmelin est le 15e conseiller fédéral vaudois élu 17 ans après le départ de Jean-Pascal Delamuraz et 49 ans après l’autre conseiller fédéral, également vigneron, Paul Chaudet…! Et la grande surprise de la soirée fut l’enlèvement «manu-militari» de Guy Parmelin par une horde bruyante et menaçante de Brigands du Jorat qui emmenèrent notre conseiller fédéral savamment ligoté dans leur repaire dans l’attente de le libérer contre une rançon en «liquide local» du Clos d’Oron…! Ouf, plus de peur que de mal, Madame Parmelin et la Confédération helvétique peuvent respirer plus librement! Le papet vaudois servi aux convives était à la hauteur de l’excellente tenue de cette commémoration!