Pourquoi j’ai rétabli les Jeux olympiques ?! – Baron Pierre de Coubertin

«Pour ennoblir et fortifier les sports, pour leur assurer l’indépendance et la durée, et les mettre ainsi à même de mieux remplir le rôle éducatif qui leur incombe dans le monde moderne. Pour l’exaltation de l’athlète individuel dont l’existence est nécessaire à l’activité musculaire de la collectivité, et les prouesses, au maintien de l’émulation générale.»  Baron Pierre de Coubertin

«L’olympisme n’est point un système, c’est un état d’esprit. Les formules les plus diverses peuvent s’en pénétrer et il n’appartient ni à une race ni à une époque de s’en attribuer le monopole exclusif». Baron Pierre de Coubertin

« Le comité international olympique ne s’est jamais imposé, il a toujours agi par persuasion; c’est spontanément qu’il a renoncé à s’ingérer dans les questions techniques, se contentant de guider vers le même but de haute moralité le sportif, quel que soit le sport qu’il pratique.» Baron Pierre de Coubertin

« La rénovation des Jeux olympiques constitue une victoire de l’Hellénisme. Les difficultés n’ont pas manqué, mais Athènes avec dignité a montré que le lien avec l’olympisme antique n’était plus rompu…»  Demetrius Vikélas, premier président du comité international olympique

Quelques quarante ans plus tard!

Pierre Scheidegger, Panathlon-Club de Lausanne  |  Avery Brundage alors président du comité international olympique et défenseur du sport amateur écrivait: «Le mouvement olympique est peut-être aujourd’hui la plus grande force sociale du monde. Soit:

• Une révolte contre le matérialisme du vingtième siècle.

• Un attachement à la cause, non pas à la récompense.

• Une rébellion contre les discriminations raciales, religieuses ou politiques.

• La glorieuse et vivante démonstration de la maxime pleine d’espoir et de foi: « Le monde est un. »

Pourquoi ce petit rappel historique ? 

Peut-être par le vœu de «sauvegarde» ce qui peut encore nous faire rêver… Eh! oui! puisque sur la planète sport on aime à rêver… Mais quel rêve? Monsieur Juan Antonio Samaranch, alors président du comité international olympique, mais surtout visionnaire de l’olympisme moderne déclarait : «Le mouvement olympique ne doit plus être un aimable thème de déclarations et de conférences, mais une réalité galvanisante apte à vaincre les défis de la mauvaise politique, des ambitions et de haine. Pendant toute son histoire, le comité international olympique a lutté pour répandre ses idéaux de fraternité, d’amitié, de paix et de compréhension universelle.» Il avait raison et, à ce jour, le passage de témoin à Thomas Bach, président actuel du CIO, avec pour but de perpétuer cette volonté nécessaire et obligée au futur du sport, permettra surtout de tenir «la barre ferme» en opposition à toute attaque quelle qu’elle soit. Nous venons de vivre en direct une belle démonstration… que nous pouvons saluer. Oui!…  Unis par le sport et pour le sport en espérant cependant, sans tricherie, sans dopage et non asservi à l’argent. Souhaitons que ce ne soit pas… qu’un rêve!

Les citations sont tirée du livre : «Le mouvement olympique»