PAX Lavaux

Le sac de nœuds est ré-ouvert. Que faire des vignes maintenant que l’urbanisation a été bloquée? L’urgence est à établir des règles précises, il faut quantifier et qualifier. Il faut définir, prévoir et surtout protéger les petits ceps qui, sans cela, seraient voués à une exploitation sans pitié… Malgré de nombreuses et homériques batailles, la guerre ne semble pas terminée. Il faut maintenant en finir et enfin mettre le couvercle sur Lavaux. Mettre des couleurs sur telle zone dédiée à telle utilisation et à telle autre qui mérite une interdiction. Légiférer. Edicter des lois et des procédures, définir les exceptions. Tous les intervenants sont invités à prendre langue – et beaucoup l’ont déjà fait – afin d’arriver finalement au sublime consensus. Nous sommes à bout touchant et la solution serait proche… enfin! La protection de Lavaux est une bonne chose. A voir le reste du bassin lémanique, nous ne pouvons que féliciter les démarches passées qui ont permis à ce balcon de rester vert et surtout vivant. Lavaux n’est pas Ballenberg. Il ne s’agit pas d’un musée représentant le temps et la culture passés. Il s’agit certes d’un joyau où il fait bon vivre, mais il fait surtout bon y travailler. Ces terrasses sont surtout faites pour cela. Le défrichage entrepris par les moines il y a des siècles et les familles qui, de nos jours, cultivent ces terrasses sont une continuité dont le nectar suffit à justifier l’existence. Lavaux est dynamique. Les vini-viticulteurs le savent qui chaque année subissent les lois de la nature, celles du climat et… celles du législateur. Travail sans relâche qui force le respect et que nous honorons à chaque gorgée de chasselas. Osons espérer que les lois qui seront décidées laisseront une belle part à l’exception… qui serait la règle.