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Derniers tours de piste pour la doyenne de la publicité en Suisse ? Le sort de l’agence Publicitas est scellé si l’on en croit les communiqués des médias …

L’engouement des annonceurs pour la publicité en ligne sonne le glas de la réclame sur papier. La plupart des éditeurs constatent depuis longtemps déjà la diminution des recettes. Les conséquences sont connues : rentabilité des titres intenables, centralisation des rédactions, licenciements et fermeture. Les décisions prises par les « patrons de presse » de séparer le rentable du dispendieux pour ne garder que ce qui rapporte monnaie sonnante, trébuchante – et surtout immédiate ! – a changé la donne. Le monde de la presse ne sera plus jamais pareil et les patrons de grands groupes de presse n’ont d’éditeur plus que le nom… Leurs choix les relèguent au rang de banquiers, assureurs ou spéculateurs, ni plus ni moins. La publicité fait vivre une entreprise. Le rédactionnel (enquêtes, analyses ou comptes rendus) fait vivre une région et ces deux aspects font vivre un journal. Ils sont indissociables. Qu’un journal soit payant ou gratuit n’est pas la question. La publicité est présente et parvient aux lecteurs d’une manière ou d’une autre… l’impression de gratuité n’est qu’un leurre, et l’apparition du gratuit, il y a quelques années déjà, portait en elle le changement. C’est une évidence qu’une publicité soit payante, beaucoup moins claire est l’idée de devoir payer pour une information écrite et vérifiée… changement de paradigme. Qu’une agence de publicité disparaisse, il en renaîtra une autre dans la semaine. Un journal qui disparaît est une toute autre histoire, comme le passé récent nous l’a démontré à plusieurs reprises. Votre hebdomadaire fonctionne encore à l’ancienne : l’agence de publicité porte un prénom et fait partie intégrante de la rédaction. Sans business model à la mode froidement néo-libérale, Le Courrier continue son bonhomme de chemin avec, pour vocation, de servir sa région, entreprises comme communautés, et de faire le lien avec ses lecteurs. Fin de la page de pub, reprise des programmes.