Oron-le-Châtel – Nouvel incendie et impressionnant déploiement de renforts

Le feu s’est déclaré au moulin, à 9h30  –  Près de 100 personnes étaient sur les lieux

Alain Bettex | Vendredi matin (19 juillet), à 9h34, le commandant des pompiers d’Oron, Marc Platel, était averti que les flammes ravageaient le moulin d’Oron-le-Châtel, juste à côté de la gare, devant le château. Tout de suite, en arrivant sur les lieux, il était nécessaire de déployer des renforts. Les 8 pompiers permanents d’Oron avaient besoin d’aide. Les CFF ont mis un train de secours, parti de Lausanne, à disposition vu la proximité des voies de chemin de fer. Une citerne de 40’000 litres d’eau sur rail s’est avérée très utile. Les pompiers de Lausanne avec des camions équipés de grues sont immédiatement intervenus. Avec les pompiers volontaires, dont le président de la jeunesse de Carrouge Gaëtan Gindroz très sollicité ses derniers temps, ce n’est pas moins de 100 personnes qui ont lutté durant trois heures pour éteindre le sinistre. Par chance, lors de cette intervention, le vent était quasiment nul et l’heure idéale. Deux grues équipées de nacelles, une de chaque côté de l’incendie, se sont avérées très utiles pour combattre les flammes. Malgré les dégâts, les pompiers ont réussi à préserver les bâtiments voisins. Le feu, impressionnant au départ, a pu être circonscrit. Des foyers, qui pouvaient repartir, étaient sous surveillance tout au long de l’après-midi. Pas de blessés à déplorer, les quatre employés et le patron sont sains et saufs. Vers 11 heures, le patron et directeur de l’agence agricole Dorthe SA, Michel Dorthe, essayait de mettre à l’abri certains sacs. Il nous déclarait qu’aucun des quatre salariés de l’entreprise ne seraient mis au chômage et qu’il allait améliorer sa production. Des confrères, avec lesquels il travaille, lui ont téléphoné. Ils sont prêts à lui donner des coups de main. Dans le métier des petits moulins, la solidarité n’est pas un vain mot. Ce moulin est réputé pour préparer divers mélanges de céréales pour nourrir le bétail.