Oron-la-Ville – L’EMS La Faverge, jeune trentenaire

A souligner particulièrement les valeurs clés de l’établissement

Le comité d’organisation de la fête avec les deux directeurs de chaque côté. De gauche à droite : Pierre-André Goumaz, Corinne Delessert, Tanja Hauser, Daniel Monnier, Isabelle Neyret et Pierre-Alain Ducret

Monique Misiego  |  Jeudi 31 mai, cette belle jeune femme s’était mise sur son 31 pour fêter comme il se doit son 30e anniversaire. Une centaine d’invités sont accueillis de façon champêtre par un quatuor de cor des Alpes. Puis nous sommes redirigés sous les deux tentes montées pour cette réception. Après les remerciements d’usage aux autorités présentes, la parole est donnée à Philippe Modoux, syndic, qui fait un récapitulatif de la création de La Faverge, avec ses difficultés, mais aussi de l’acharnement de mise pour mener à bien un tel projet et quelques petites pointes d’humour qui ont bien fait rire l’assemblée. Vient le tour du président du conseil de Fondation, Pierre-Alain Ducret, qui fait un petit exposé des capacités et du fonctionnement de l’EMS qui peut accueillir actuellement 52 résidents. Au niveau des ressources humaines, la Fondation emploie à ce jour 88 personnes, ce qui revient à 1,7 emploi à temps plein par résident. Il expose ensuite les six secteurs d’activités de l’EMS, exposés sous forme de panneaux très intéressants que les convives peuvent observer dans une partie de la tente destinée à cet effet. Il tient à souligner particulièrement les valeurs clés de l’établissement, à savoir la confiance, le respect, l’excellence professionnelle, la responsabilité, l’orientation client. Il souligne que l’EMS La Faverge s’engage à offrir, tant aux résidents qu’à leurs familles, la liberté de communiquer librement avec les différents services, de leur accorder un soutien sans faille dans une collaboration étroite dans le respect de la personne et un encadrement médical spécifique à son état de santé.

Convention avec le CHUV

Il évoque également la mise en place de 33 appartements protégés sur le site de l’EMS mais dont l’exploitation et la gérance sont assurées de façon totalement indépendante par la Fondation Gapro les logis. Pour terminer son discours, il expose le dernier projet en date, à savoir une convention de collaboration avec le CHUV dans le domaine de la gériatrie, projet pilote au niveau cantonal qui porte sur une durée de deux ans et dont l’objectif est de mettre en place une plateforme de formation qui devrait permettre de faire face au manque de médecins intervenants en EMS. 

Garantir une qualité de vie

Il passe la parole à Pierre-André Goumaz, directeur de la fondation EMS La Faverge. Qui nous parle des progrès techniques intervenus sur cette fin de 20e siècle qui ont durablement changé la condition humaine et les conditions de travail. La recherche, scientifique et médicale qui a apporté des découvertes sensationnelles, tant pour soigner la maladie que pour soulager la douleur. Ces progrès amènent un éclairage différent sur bien des domaines, mais surtout dans la reconnaissance du mal-être psychique et psychologique, des pathologies somatiques, les victoires sur le cancer, l’augmentation de la durée de vie, tout cela fait que les besoins en accompagnement ne cessent d’augmenter puisque nous voyons arriver aux grands âges les générations du baby-boom. L’espérance de vie en Suisse est l’une des plus élevées dans le monde. En 1950, on dénombrait sur nos terres 61 centenaires, puis 787 en 2000 et 1600 en 2016. Dans ce contexte, les acteurs de la santé doivent réfléchir à des solutions novatrices et pertinentes, celles qui sont à même de garantir une qualité de vie, tout en développant un fonctionnement au mouvement long, ample, bienfaisant, bientraitant et bienveillant. Après des félicitations d’usage, quelques bouquets de fleurs et quelques bouteilles distribuées en remerciement aux auteurs de cette soirée, tous les convives sont rassasiés par un cocktail dînatoire d’une grande diversité, digne des plus grands traiteurs, mais entièrement réalisé par l’équipe de cuisine de l’EMS. Je m’étonnais que les résidents ne participent pas à cette petite fête, mais on m’informe que les résidents et leurs familles ont leur propre fête qui s’est déroulée le samedi 2 juin.