Oron-Jorat – S.O.S. bénévoles pour le GBOM

La soixantaine de bénévoles et d’invités du GBOM (Groupement des bénévoles Oron-Mézières) se retrouvent pour la broche annuelle

Gil. Colliard  |  A l’heure de l’apéritif, en ce jeudi 5 juillet, la joie et la bonne humeur règnent au refuge de la Détente de Ferlens. Les effluves alléchants de beaux rôtis, surveillés par Christian Hauser et Charly Pasche embaument l’air. La soixantaine de bénévoles et d’invités du GBOM (Groupement des bénévoles Oron-Mézières) se retrouvent pour la broche annuelle, agrémentée de bonnes choses faites «maison». Tableau idyllique s’il en est. Or de gros nuages noirs s’amoncellent sur la tête de ce formidable groupe qui effectue un travail social énorme et indispensable dans la région desservie par le CMS d’Oron (Centre médico-social) auquel s’est ajouté depuis cette année les territoires de Ropraz, Corcelles-le-Jorat et Montpreveyres. C’est un véritable S.O.S. à de nouvelles personnes motivées à donner un peu de leur temps libre pour ceux dont la maladie, le handicap, le grand âge nécessitent une aide au niveau des transports, que lance Pierre Carera, président, au travers du «Courrier».

Pourquoi cet appel à l’aide?

P. Carera: «en quatre ans, nous sommes passés de 54 chauffeurs bénévoles à 34. L’une de nos trois fidèles coordinatrices et notre secrétaire partent pour une retraite bien méritée. Depuis le début de l’année, nous avons déjà enregistré 7 démissions. Nous devons impérativement trouver un ou une secrétaire, un coordinateur ou une coordinatrice et des chauffeurs pour continuer notre mission.»

Quelle est la cause de cette diminution d’effectif?

P. Carera: «principalement l’avancement de l’âge. Les bénévoles inscrits en couple ne gardent plus qu’un véhicule, la retraite venant. Il y a les déménagements, les problèmes de santé, la garde des petits-enfants, etc. Le recrutement s’est lourdement compliqué avec les nouvelles règles sur la protection des données. Les communes conscientes de l’importance de notre rôle, nous ont mentionnées sur leurs sites, mais ne sont plus autorisées à nous communiquer les noms des jeunes retraités, d’où la difficulté de contacter ce potentiel de nouvelles forces.»

Quel est le rôle du GBOM?

P. Carera: «en liaison avec le CMS d’Oron, nous prenons en charge les personnes nécessitant un transport pour aller chez un médecin, à l’hôpital, etc. Toujours avec le CMS nous effectuons, trois jours par semaine la livraison de repas à domicile, mobilisant 6 chauffeurs. Nous travaillons également avec la Fondation de Serix, transportant des enfants auprès de thérapeutes. Les demandes sont de plus en plus nombreuses. En mai, mois record, nous avons reçu 213 demandes de la part du CMS, soit plus de 50 par semaine. Un travail important pour nos coordinatrices et une sollicitation de 2 à 3 x/semaine pour nos chauffeurs.» 

Qui peut devenir chauffeur bénévole?

P. Carera: «toute personne avec un permis de conduire, disposant d’un véhicule, de temps et aimant conduire. Nous avons une organisation très souple, mais nécessitant du monde. S’agissant de bénévolat, les chauffeurs, de même que les membres du comité, coordinatrice, secrétaire, comptable, caissier ne sont pas salariés, mais défrayés. Dès que le contact est pris, une séance d’information est organisée à la fin de laquelle le candidat nous donne sa réponse.» Relevons que cette activité permet de garder un pied dans la vie active, de participer à la cohésion sociale et de rentrer dans une chaîne d’amitié, tout en n’entravant pas sa liberté par un horaire rigide, chacun restant maître de sa disponibilité.

Contact: Pierre Carera 021 907 83 48

Pierre Carera, président

Christian Hauser et Charly Pasche responsables de la broche