Oron – Appel aux tricoteuses !

Monique Misiego |  L’automne est là. Il fait nuit, il pleut, nous sommes à l’abri, certes ce temps nous rend un peu monotones mais nous nous disons qu’il faut bien que les saisons se fassent. On mettra simplement une veste demain matin et on n’oubliera pas notre parapluie….

Tous n’ont pas cette chance. Même en Suisse, nous avons des personnes qui dorment dehors, qui vont à la soupe populaire pour pouvoir manger quelque chose, qui trouvent des abris précaires, qui ont froid la nuit, et qui vont avoir beaucoup plus froid ces prochains mois. Au-delà de tout jugement, chacun peut se retrouver dans une situation précaire. Certains organismes les aident, la Mauraude notamment qui assure une tournée auprès des SDF avec de la nourriture, la soupe populaire, l’armoire à couvertures de la place de la Riponne, la Fondation Mère Sofia, la Marmotte et d’autres que
je ne connais pas. Mais ce n’est pas assez, ils n’arrivent pas à répondre à tous les besoins.

Et si les tricoteuses  d’Oron et alentours…

Une de mes tantes, qui a 93 ans, m’a tricoté des chaussettes en laine. Qui tiennent bien chaud. Dans une discussion, je lui ai demandé si elle serait d’accord d’en faire pour les SDF. Ce qu’elle a accepté de suite. Elle a fait non seulement des chaussettes mais aussi des bonnets. Et l’idée a germé. Et si les tricoteuses d’Oron et alentours se mettaient à tricoter pour adoucir un peu leurs conditions. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. 

Je vous propose de les centraliser et de faire le lien avec certaines de ces associations. Qu’en pensez-vous? Si chacune d’entre vous ne faisait ne serait-ce qu’une paire de chaussettes, ça en ferait des pieds au chaud.

J’en conviens que tout le monde n’aime pas tricoter des chaussettes. Cela peut être aussi des bonnets, des gants, des mitaines, des écharpes, que sais-je!  Et les couleurs n’ont pas d’importance, bien au contraire, le gris militaire n’est pas de mise pour les chaussettes, qu’elles soient rouges, jaunes ou multicolores, peu importe.

L’essentiel est que nous puissions leur apporter un peu de réconfort.

J’attends vos nombreux messages et reste à disposition pour de plus amples renseignements.

Monique Misiego, tél. 077 536 63 28 ou momi57@gmail.com