Mézières – Tous nos vœux à Jean-Pierre Nicollier

Alors, santé, pour ces 90 ans !

Martine Thonney  |  L’air de Mézières est particulièrement sain, chacun le sait. S’il fallait le prouver, on pourrait donner entre autres faits marquants, le nom des cinq nonagénaires déjà fêtés cette année. Je me contenterai ici de citer le nom du dernier en date, Jean-Pierre Nicollier. Accompagné de ses enfants Philippe et  Florence, il a ouvert la porte de sa coquette maison pour accueillir Madame Preti qui représentait la commune de Jorat-Mézières. Les cadeaux reçus l’ont comblé et il raconte, tout en bourrant d’un tabac odorant une bonne pipe qui n’est jamais bien loin. Fils unique né le 18 octobre 1928 à Lausanne, Jean-Pierre Nicollier est originaire d’Oleyres près d’Avenches; il n’y a jamais résidé. Son papa était officier d’état civil dans le chef-lieu vaudois. Il se souvient de son grand-père maternel qui voyageait pour l’imprimerie Marsens et proposait des étiquettes de bouteilles de vin, essentiellement. Son grand-papa paternel qu’il n’a juste pas connu était le tenancier du restaurant «L’Industriel», ancêtre du café de l’Hôtel de Ville sur la place de la Palud à Lausanne. Le jeune Jean-Pierre pratiqua le scoutisme dans la brigade de Chailly et s’est hissé à la présidence vaudoise de ce mouvement. Jean-Pierre Nicollier fit toutes ses études de droit à Lausanne. Il rejoignit l’OFAS à Berne, puis fut juriste au Tribunal cantonal vaudois. De 1963 à 1975, il présida le  Tribunal des mineurs à Lausanne. Sa dernière fonction professionnelle fut la présidence du Tribunal des quatre districts – Oron, Moudon, Payerne et Avenches, aujourd’hui nommé Tribunal du Nord vaudois. Il aima énormément son travail. Il épousa en 1956 Janine, habitant Rolle. C’est elle qui dessina les plans de leur maison de Mézières construite en 1975. En 2006, Jean-Pierre Nicollier devint malheureusement veuf. Il continua à vivre dans leur maison. Des amis et des voisins sont fidèles et c’est très régulièrement une fois par semaine que quatre d’entre eux partagent un dîner dans un restaurant de la région. L’occasion de se souvenir et d’entretenir les liens est une chose importante. Le jour J du 18, ses enfants, trois petits-enfants, une arrière-petite-fille, une parente parisienne et ses invités ont fêté le jubilaire dans le Lavaux. C’est une région qui plaît à Jean-Pierre; la beauté des paysages et le nectar qui y croît y sont pour quelque chose! Alors, santé!, Monsieur Nicollier.