Mézières – Hommage à Claudine Porchet

Culte de reconnaissance célébré le 24 juillet

Martine Thonney. |. Ce fut un culte de reconnaissance célébré le 24 juillet par le diacre de la paroisse, Bertrand Quartier. Reconnaissance d’avoir connu, aimé, collaboré, écouté, partagé et  beaucoup reçu de Claudine Porchet. Elle était née le 25 mai 1931 à Montpreveyres dans sa famille d’instituteurs, les Meylan. Après collège et gymnase, à son tour Claudine entra à l’Ecole normale de la place de l’Ours pour en sortir brevetée pour l’enseignement primaire vaudois, tâche qu’elle a accomplie d’abord au Mont sur-Lausanne puis à Apples et enfin dans le groupement scolaire de Mézières. Avec Jacques son mari, ils auraient fêté ce jour-ci leur 64 ans de mariage. Ils avaient scellé leur union au temple du Mont; ils ont eu deux filles, Christine en 1956 et Isabelle en 1958. Isabelle, s’est adressée aux nombreuses personnes venues au temple les entourer et honorer sa maman. Des musiques de Bach ont résonné et rappelaient que Claudine avait chanté au Choeur Bach et aussi au Théâtre du Jorat. Elle jouait du piano et aimait la musique classique. La lecture était une passion; elle a été avec plusieurs amies, en 1982, à la base de la Bibliothèque municipale. Des rires et des discussions passionnées ont jalonné cette époque… épique! Lorsque l’année dernière, la Bibliothèque du Jorat inaugurait ses locaux neufs, Claudine  avait été heureuse de cette pérennité. La lecture la faisait voyager, elle qui aimait plutôt marcher dans le Val d’Hérens en long, en large et en travers plutôt que d’avaler des milliers de kilomètres au loin. Claudine aimait donner et partager. Elle a servi dans l’équipe des Samaritaines de Mézières, dans l’équipe des Paysannes vaudoises, plus tard dans un foyer où des migrantes se réunissaient autour du tricot ou des activités manuelles. Très active dans la paroisse, elle a oeuvré entre autres pour la fête des récoltes en octobre, pour des études bibliques où son savoir et son intelligence à mener des réflexions furent passionnantes. Elle était très croyante; sa foi  l’a amenée à côtoyer, aider et se soucier d’autrui et dans les moments douloureux de la perte de leur petite Christine à  surmonter peu à peu cet immense chagrin. Claudine et son mari ont eu le bonheur d’avoir Adrien, leur petit-fils. Ils accueillaient aussi dans leur maison des membres de leur famille et certains enfants se souviennent bien des gâteaux et de la bonne cuisine qu’ils pouvaient savourer. Sa discrétion sur elle-même ne l’empêchait pas de se remettre en question et de parler ouvertement de ce qu’elle aurait dû faire et de ce qu’elle aurait pu mieux faire.  Depuis quelques années, Claudine devenait plus fragile; la décision d’entrer à l’EMS du Signal aux Cullayes fut prise il y environ 18 mois. Le respect, doigté, sollicitude ont été relevés par Isabelle et la famille est très reconnaissante envers toutes les personnes et résidents de cette institution. C’est le 19 juillet que Claudine a cessé de respirer tout en restant vivante dans le coeur de tous ceux qui l’ont aimée.