Maya a frappé fort !

La rédaction |  «Oui j’ai encore frappé. Mais là j’ai frappé très très fort pour me hisser en tête du classement général du Trail de Verbier « la Traversée », 61 km et 4000 m de dénivelé ! » Maya Chollet était aux anges samedi 9 juillet, aussi surprise que satisfaite et il y a de quoi si l’on considère les 61 km de course et les 4000 mètres de dénivelé.

Suite à un téléphone de Maya avec la présidente du comité d’organisation, Tiphaine Artur, dans le cadre de l’émission « Les îles » de la RTS, la présidente lui a proposé de participer au Trail qui se déroulerait le lendemain samedi 9 juillet. Après une courte hésitation – « c’était chaud quand même, à quelques heures du départ… » – pendant laquelle Maya préparait déjà ses affaires, elle a dû se rendre à l’évidence qu’elle avait décidé sans s’en rendre compte d’y participer… sans préparation spécifique: « 20h le soir, avec 61 km le lendemain, puis enchaînement avec l’émission de radio toute la semaine en Valais… Et moi qui n’ai jamais couru plus de 25 km d’un coup… petit coup de stress. »

Samedi, départ de La Fouly pour « l’aventure de ma vie », selon ses propres mots.

Après un départ très tranquille et sa promesse à elle-même d’abandonner si cela faisait trop mal, elle a été rapidement happée par la magie des paysages et l’ambiance entre coureurs : « On courait les uns avec les autres et pas contre, quel changement par rapport à d’habitude ! »

Les ravitaillements furent pris avec rapidité et appétit (on taira ici les menus plus qu’improbables) et avec l’urgence de continuer la course.

En tête à la mi-course, « au top dans les montées mais nullissime dans les descentes ! » Maya a eu la frayeur de sa vie dans la descente de 12 km de Lourtier en trébuchant en pleine course sur un rocher, sans conséquences heureusement.

C’est dans la dernière montée de 6 km pour atteindre les 1200 mètres de La Chaux qu’elle a puisé dans les réserves qu’elle ne pensait pas avoir. Avec la peur au ventre de perdre sa place de leader, Maya n’a plus pensé à rien. « Je regardais les cimes et me sentais comme une fourmi qui veut gravir l’Everest. » Complètement « grillée » au 55e kilomètre, elle a sauté dans un torrent pour se refroidir : « c’est là qu’il faut être très très fort dans la tête ».

L’interminable descente sur Verbier, le sprint final au milieu des encouragements et finalement la victoire en 9h13, « tout est irréel, je n’en reviens pas, avec la sensation étrange d’avoir été au bout du monde et d’avoir survécu à quelque chose ».

Les spectateurs à Verbier furent d’autant plus fiers de « leur » course qu’elle fut remportée par une Suissesse. Nous laisserons Maya conclure elle-même : « Sans bâtons, sans préparation spécifique, juste avec passion et une grosse dose de folie… Un souvenir de plus qui restera pour toujours ! »

Bravo Maya !