Mamma mia

Le deuxième dimanche de mai est traditionnellement dévolu à célébrer les mamans.

Cette fête en l’honneur des mères puise ses origines aussi loin que dans la Grèce antique, mais il est probable qu’elle remonte encore plus loin, si l’on en croit les diverses représentations des Déesses mères datées du paléolithique. Les mères ont de tout temps représenté l’absolu sans laquelle l’humanité n’existerait pas. Au-delà de la relation biologique, l’image de la mère à une portée plus symbolique et explicite lorsque l’on parle de la Mère Universelle ou de la Terre Mère. Elle incarne l’absolu de la fertilité et de la protection. L’amour inconditionnel qu’on lui prête constitue aussi le rempart contre l’animalité brutale qui sommeille en chaque être humain. En cela, le symbole de la mère révèle l’humanité de l’Homme dans la plus grande noblesse du terme. Jean Ferrat chantait « La femme est l’avenir de l’homme » faisant référence à la maxime d’Aragon. A sa suite, nous pourrions extrapoler que « La mère est la garante de l’humanité de l’Homme » l’empêchant ainsi de sombrer dans la bestialité la plus primaire, et le poussant à évoluer vers des valeurs plus nobles de respect et d’altruisme. Quoi de plus naturel alors que ce soit un jour de printemps qui soit le jour dédié à fêter les mamans. Saison de renaissance de la nature par excellence, le symbole est fort où tout concourt à rassembler le meilleur de nous-mêmes alors que la nature elle-même se pare de ses plus beaux atours. Bonne fête maman!