Leurs droits sont bafoués chaque jour…

Ce n’est pas partout sur notre belle planète que les femmes peuvent mener une vie sans que leurs droits ne soient menacés chaque jour. 

A. Cardinaux-Pires | Le récit de la jeune saoudienne nous le confirme. Elle qui a affirmé être en danger au sein de sa propre famille, laquelle lui fait subir des tortures physiques et psychologiques. L’Arabie Saoudite, région nantie de l’or noir, fait subir à ses femmes et jeunes filles de graves discriminations. Au XXIe siècle, celles-ci doivent toujours être chaperonnées par un tuteur de sexe masculin lors des voyages. Aussi, elles ont besoin d’une permission d’un membre de la famille masculin, soit pour exercer une activité rémunérée, soit faire des études supérieures, voire se marier. Rahaf Mohammed al-Qunun, âgée bientôt de 18 ans, a profité pendant ses vacances au Koweït pour fausser compagnie à ses parents, en prenant un vol pour Bangkok en Thaïlande. C’est depuis une chambre d’hôtel de cet aéroport qu’elle s’est barricadée et a utilisé les réseaux sociaux pour attirer l’attention du monde entier sur son sort et éviter l’extradition vers l’Arabie. Si, dans un premier temps, l’adolescente a demandé asile en Australie, c’est le Canada qui lui a accordé l’asile et vient de l’accueillir. Dans ce pays, un réseau de dames d’origine saoudienne veut mettre fin à l’esclavage des femmes vivant en Arabie. Les médias occidentaux parlent des rares cas qui viennent de temps en temps défrayer la chronique et nous choquent par tant d’obscurantisme. Mais combien sont-elles dans leurs pays à le subir en silence! Depuis l’année passée, des petits changements se profilent, et commencent à émerger, tels l’autorisation de conduire son propre véhicule et la création de leurs propres entreprises sans le nécessaire consentement d’un tuteur masculin!