Les 4 garçons de «The Black Paradise»

Black Paradise: Maxime Bossel, Loris Henry, Loïc Lanfranchi (batterie) et Robin Lüthi en pleine action

R. Brandt  |  Paraphrasant les 4 garçons dans le vent des années 60, Servion est connu depuis plus de 40 ans pour Barnabé, théâtre et orgue de cinéma, ainsi que zoo et tropiquarium; maintenant il va le devenir grâce à son Paradis noir en référence aux chanteurs noirs de blues du début de ce genre musical et plus particulièrement du Chicago Blues incarné par Muddy Waters, Little Walter, John Lee Hooker, Bo Diddley, Sonny Williamson… En effet, j’ai dégusté, le mois dernier, lors de la dernière route gourmande de Vulliens, les mélodies fortement teintées de blues de ce quatuor de jeunes de 14 ans qui se donnent, à fond sans se prendre la tête mais pour se retrouver entre copains, à leur passion musicale qu’ils aiment à partager; que ce soit découverte pour les uns ou souvenirs pour les autres.

Avec des moyens de jeunes amateurs, pleins de promesse et d’avenir, ils font preuve d’un sérieux tant dans le choix des morceaux que dans leur exécution fidèle et soignée comme dans celle d’improvisations innovantes témoignant ainsi la pratique confirmée de leurs instruments (guitares et batterie) depuis des années.

En effet, un jour, mon jeune voisin Loris Henry m’annonce qu’il s’est mis à la gratte. Sans trop y croire au début vu certains coups de tête d’ados (suivez mon regard…!!), je lui ai quand même passé «la Guitare pour les Nuls» (sans rire, je vous prie!!) pour l’encourager dans sa passion naissante qui s’est avérée être doublée d’un talent certain pour cet instrument (guitare sèche puis électrique); après quoi je lui ai prêté quelques CD’s de B.B. King, Terry Galliery, E. Clapton, Mac  Laughlin, Django Reinhardt… mais aussi de Big Bill Bronzy, Lightin’g Hopkins, Lowell Fulson, Big Jo Turner… étant amateur averti de jazz pour lui ouvrir les horizons de son instrument de prédilection. Mais c’est vers le Chicago Blues précité qu’ils se sont orientés, remontant ainsi de la Louisiane à l’Illinois avec des accents rock, vu que toute la musique vient du blues n’est-il pas?

Le groupe The Black Paradise («Black» en référence aux bluesmen noirs américains) a été formé le 31 décembre 2017. Il était composé a son début de Loris Henry, Robin Lüthi et Maxime Bossel. 3 guitaristes de blues et Loris au chant. Ils commencèrent, à partir du mois de février 2018, à répéter tous les jeudis en faisant non plus seulement du blues mais aussi du rock. Le hic était que nos 3 gratteux n’avaient pas de percussions, il leur manquait une batterie, ce qui fut fait le 18 mai dernier, en intégrant Loïc Lanfranchi, un batteur qui a su être largement au niveau des attentes du groupe. En plus d’improvisation sur rythme bluesy, le groupe joue beaucoup de rock tel que les Guns’n Roses, AC/DC, Deep Purple et bien d’autres groupes inspirateurs et vont au fil des années agrandir leur répertoire.

Pour la première rampe de lancement, l’envol s’est avéré des plus positifs au vu d’un public, jeune comme moins… accueillant force applaudissements, ces 4 garçons dans le Blues qui ne s’arrêteront pas en si bon chemin, puisque 2 prestations plus conséquentes (1 heure chacune) sont agendées vendredi 29 juin lors du marché Charme à Carrouge de 17h à 18h et de 19h à 20h. Venez nombreux les encourager et tomber sous le charme de leurs talents, ils le méritent en attendant consécration à plus grande échelle… Cully, Nyon ou Montreux, il n’est pas interdit de rêver!