Le phénomène « Gueule d’ange »

Milka  |  C’est sur Facebook que j’ai découvert Katja Lasan. J’avais vu passer plusieurs fois la couverture de son livre sur les murs de mes amies liseuses. Puis je tombais dessus de plus en plus souvent ! Intriguée par ce phénomène, je pris contact avec l’auteure pour en savoir plus.

Katja Lasan écrit depuis très jeune, depuis l’école où une prof plus perspicace que les autres l’encourage dans cette voie. Puis elle a le soutien de son entourage, de sa mère plus particulièrement. Elle commence par écrire 300 pages de « Gueule d’ange » qu’elle publie sur un groupe de mamans qui aiment immédiatement. Puis sur FB un an avant la sortie du livre, que 50 personnes aiment et lisent. Une booktubeuse fribourgeoise parle d’elle, puis c’est le tour d’une française, et ça démarre. Comme il est difficile de trouver une maison d’édition, spécialement quand on écrit de la romance mais avec des scènes érotiques, elle décide de publier elle-même. Une première fois 350 exemplaires. Qu’elle vend aussitôt entre la Suisse, la France et la Belgique.

En complément de son succès sur les réseaux sociaux, elle crée une page spéciale pour ses personnages; elle entretient l’échange avec ses lecteurs, prend contact avec France Loisirs qui décide de l’intégrer dans son catalogue. Puis c’est le Salon du livre de Genève, et d’autres qui suivent. Elle arrive à se placer chez Manor, démarche encore et encore, ne se laisse pas abattre. On pourrait penser qu’elle a une équipe marketing à sa disposition tant tout est bien pensé et arrive à point. Elle est toute seule, elle écrit, choisit la couverture, démarche les librairies, envoie les bouquins et répond à ses fans. Au final, elle a déjà vendu 2000 exemplaires papier et 10’000 exemplaires numérique.

Sa devise  : « Ce qui doit arriver arrive. » Une sacrée bonne femme ! Toute douce dans sa façon de parler et de vous expliquer sa démarche mais on soupçonne un côté rock and roll qu’elle revendique d’ailleurs. On pourrait penser qu’elle a de la chance. La chance n’est rien sans le travail et la persévérance.

Quand on lui demande combien de temps elle met pour écrire ses livres, elle vous répond tout naturellement qu’elle a mis cinq mois pour « Gueule d’ange » (540 pages quand même) et six mois pour « Le talisman de Paeyragone », et qu’elle écrit principalement le soir, quand son fils de 2 ans et demi dort. Tout a l’air simple.

Quant aux salons du livre où elle peut rencontrer ses lecteurs, ce qu’elle adore, elle déplore juste que les salons ne soient pas assez axés sur le numérique car le prix du livre est plus cher sur papier.

Ses personnages ressemblent aux jeunes que nous croisons tous les jours; elle n’a pas voulu tomber dans les clichés « drogués ou suicidaires ». L’action se passe dans la région lausannoise, dans des lieux que nous avons fréquentés ou que nous connaissons, et comme cela se déroule dans le monde de la musique, elle a même publié une playlist sur FB.

Quant à ses projets :

« Le talisman de Paeyragone », tome 1 papier, sorti le 1er juin, et en numérique le 10 juin.

« Journal d’un ado déjanté » en automne sous format poche.

Et toujours : « Gueule d’ange », tome 1 Alice; « Gueule d’ange », tome 2 Fred

Disponibles dès cette semaine à la Libraire du Midi à Oron, et toujours chez Payot, Manor et sur les sites de vente en ligne.