La nature se meurt avec les oiseaux qui se font de plus en plus rares

Le merle noir au chant mélodieux qui vit près des habitations

Gérard Bourquenoud |. Parlons une fois des oiseaux qui – toutes espèces confondues – sont malheureusement chaque année moins nombreux. Et dans un proche avenir, ils seront aussi rares que les corbeaux blancs! Même avec des lunettes d’approche, je n’ai trouvé qu’un nombre restreint de nids dans les vergers et les forêts. Donc, mis à part les milans, les éperviers, les hiboux, les chouettes et  les corneilles, il y a de moins en moins de volatiles et d’espèces dans la nature. Dans les villes, il est encore possible de côtoyer quelques pies, tourterelles, merles,  mésanges, rouges-gorges et moineaux, mais leur effectif diminue chaque année.  Même le coucou n’est pas revenu.  Et ce qui est le plus inquiétant, c’est qu’avec l’architecture  moderne,  il est également difficile d’apercevoir des hirondelles, car elles ne trouvent  plus de bâtiments avec des toits où construire leur nid, ni la matière pour l’édifier contre une façade. Quelle chance qu’il existe encore à la campagne des agriculteurs qui, dès le mois d’avril jusqu’à fin septembre, laissent portes et fenêtres de leurs étables et granges ouvertes jour et nuit. Dans certains villages des cantons de Vaud et Fribourg, des fermes abritent chaque année dix à quinze nids d’hirondelles.  Une initiative que l’on doit saluer, car peu nombreux sont les gens qui se préoccupent de la vie des oiseaux et de tout ce qui fait la beauté et l’animation de la nature, de nos vergers, de nos jardins et de nos forêts.