La légende d’un chat branché…

A. Cardinaux-Pires | Il ne s’agit pas du conte du chat botté qui rivalise de ruses et tricheries pour offrir la fortune et la main d’une princesse à son pauvre maître sans-le-sou. Dans ce récit, le chat prénommée Choupette n’a pas eu à chausser des bottes ni à se coiffer d’un chapeau à plumes. De race sacrée de Birmanie, elle est née sous une bonne étoile, les fées penchées sur son berceau lui ont tout donné, l’élégance, une démarche de star et des magnifiques yeux bleu saphir. Ce qui me fait dire que si j’étais un chat, je m’appellerais Choupette ou princesse ou miss Choupette, mon maître serait le célébré couturier, feu Karl Lagerfeld, et ma richesse serait partagée avec les plus démunis. Jusqu’à maintenant, la chatte a vécu dans l’opulence, se déplaçant en jet privé, elle avait le privilège d’avoir Karl à sa table, le suivant comme son ombre. Œuvrant à ses côtés, elle a défilé sur des podiums, star dans des pubs et est même devenue «écrivaine» à ses temps perdus (un livre est sorti en 2014). Le décès de son propriétaire, relance la légende du chat branché, présent sur facebook et des blogs, vu que bien avant de devenir l’héritière du styliste de renom, son compte en banque était déjà garni. Seulement voilà, qu’est-ce qu’un chat peut bien faire avec autant de pognon: voyager, s’acheter des habits, des parfums, des voitures ou autres objets de luxe, aller dans les meilleures thalassos pour se faire masser, ou dans les restaurants les plus côtés!  Tout ceci n’a pas de sens pour un félin…