La chasse aux mouches

L’été a pris ses marques, la nature s’épanouit au plus profond des bosquets devenus touffus de végétation.

Marie  |  Qu’on soit un habitant du bord du lac ou à l’intérieur du terroir avec vue sur des prairies, collines ou montagnes, avouons-le, les paysages sont là pour les «consommer avec les yeux» sans modération, nous vivons dans un pays idyllique. Même les conseillers fédéraux choisissent comme destination de «course d’école» des lieux enchanteurs, tels que la région de la Gruyère ou bien Vulliens dernièrement avec la présence du conseiller fédéral Guy Parmelin à l’abbaye de la Paix. Mais alors que je vous fais un tableau paradisiaque de nos régions, tous les matins je suis dérangée par des mouches qui ne veulent pas me laisser en paix pendant mon petit déjeuner, et bien sûr de si bonne heure je ne suis pas capable de tuer une mouche, (après oui, avec la tapette je les poursuis, je les traque partout). Donc chaque matin je les éloigne de mes épaules, je les écarte de mon nez sur lequel elles insistent à se poser, jusqu’au moment fatidique où je les chasse avec ma tartine dans la main, et là, catastrophe, la tartine voltige et tombe vous savez comment sur le mauvais côté, à côté devinez de quoi, d’une satanée mouche. Je décampe sur la terrasse et malheur, je suis accueillie par des dizaines de congénères agressives. Je sors mon joker ou plutôt je me couvre de mon joker – un rideau moustiquaire – dans lequel je me réfugie.