Jean-Louis Guignet, vigneron du cru, nonagénaire

Cet attachement à la terre et le panorama ont certainement favorisé ce long et riche parcours de vie

Michèle et Jean-Louis Guignet

Jean-Pierre Genoud | C’est au lendemain de son anniversaire que Jean-Louis Guignet entouré de sa famille a reçu la délégation municipale représentée par son syndic Jean-Pierre Haenni et l’huissier Pierre-Alain Genton le 26 mars dernier. Né à quelques pas de son lieu actuel d’habitation à la route de Vevey à Cully le tout frais nonagénaire a toujours vécu dans le bourg de Cully. Il y a aussi effectué sa formation scolaire, avant celle d’électricien. Rien ne le prédestinait à la culture de la vigne, sinon que quelques membres de sa famille, et notamment son grand-père, étaient vignerons. Toutefois dans le cadre de sa formation, il s’exila un an à Glaris. De par sa formation, il accomplit son service militaire dans les troupes de transmission.

C’est à 23 ans, qu’il est appelé à reprendre des vignes familiales, aidé dans ce domaine par son oncle Arthur Noverraz, de Grandvaux. Il se forma sur le tas, excepté quelques cours spécifiques propres à la culture et à la vinification. Il commercialisait une partie de la récolte sous forme de bouteilles et par la vente en vrac à des entreprises de la région. En 1955, il dansera dans la troupe des vignerons de l’automne de la Fête des vignerons.

C’est en 1966 qu’il se marie avec Michèle Iseli, rencontrée lors d’une soirée du chœur mixte local. Ils auront trois enfants, Céline, Nicolas et Elyse qui donneront le jour à sept petits-enfants. 

Jean-Louis Guignet a toujours été très actif en dehors de son activité professionnelle. Il a pratiqué la voile et la baignade dans le lac – ce qu’il fait encore -, du ski du côté des Moulins où il possède un chalet, et a chanté au chœur mixte de Cully. Il a siégé pendant 25 ans au Conseil communal et a été conseiller de paroisse. Actif au sein de la troupe d’éclaireurs, notamment caissier pendant 40 ans, il se souvient du démontage de la baraque de la Grande-Dixence en 1962 pour ériger ce qui est devenu la cabane du Rio de l’Enfer.

Voilà une belle activité qui maintient le nouveau nonagénaire encore alerte, malgré quelques problèmes de vue et qui, jusqu’à 86 ans, s’occupait encore de la taille et des effeuilles de ses vignes en Courseboux. Comme l’a relevé le syndic, après remise des présents accompagnés des vœux officiels, cet attachement à la terre et le panorama qu’il apprécie jour après jour sont certainement les facteurs ayant favorisé ce long et riche parcours de vie.