Iron… woman !

Maya Chollet | Le 17 mai je me suis jetée à l’eau (c’est le cas de le dire) pour mon premier semi-Ironman qui avait lieu à l’autre bout de l’Autriche, à St. Polten.
Un semi-Ironman c’est, dans le détail, 1,9 km de natation, 90 km de vélo, 21,1 km de course. J’avais choisi celui-là à cause du profil du parcours à vélo, de la relative proximité et parce que cet été je vais faire des courses de montagne et surtout les championnats d’Europe de triathlon en juillet. Ces courses ne devaient pas être trop proches du semi-Ironman parce que l’on met un certain temps à récupérer.
Le premier exploit a été de me rendre en train avec mon vélo, seule en Autriche, puis de trouver tous les lieux où il fallait faire contrôler son vélo, ses affaires et son identité. Ensuite le deuxième exploit était de placer toutes ses affaires aux différents endroits de transition. On avait trois sacs à gérer dans lesquels on répartissait les affaires pour les disciplines. Heureusement que cela devait être fait la veille de la course. Et finalement, le dernier exploit était d’être à l’heure dans le parc à vélos pour un dernier contrôle (c’est-à-dire 6h du matin, donc debout à 4h) puis encore à l’heure en combinaison pour le départ natation. Voilà. Là j’avais déjà tout gagné. Donc la course ne pouvait que bien se passer. Le plus important pour moi était de ne pas avoir d’accident qui casse toute ma saison, ou de problème technique avec le vélo, là encore, victoire sur toute la ligne.
La course en elle-même restera un grand moment de sport. On nageait dans deux lacs différents et on devait sortir de l’un pour retourner dans l’autre, ensuite en vélo on a pris l’autoroute qui était libre pour les vélos, et en course à pied j’ai remonté 25 femmes et signé le meilleur temps des non-pros.
Finalement cela donne comme chronos au détail: natation 31min18, vélo 2h47, course 1h25, pour un total (avec les transitions) de 5h04. Je peux avoir le sourire car dans le milieu du triathlon, on dit que lorsqu’on passe sous 5h, c’est qu’on peut parler de pro. Je ne suis pas loin… Ça fait plaisir d’être une… Iron WOMAN.
Je tiens à remercier ma famille et mes sponsors sans qui je n’aurais pas pu financer ce voyage.