Iris Grace, la merveilleuse histoire d’amour d’un chat et d’une petite fille autiste Arabella Carter-Johnson – Editions Pocket

A tous égards, la petite Iris Grace est extraordinaire.

Milka  |  Extraordinaire par l’attention qu’elle porte à la rugosité d’une étoffe, aux lignes de la souche d’un arbre, aux sons d’un instrument. Extraordinaire par sa maîtrise des couleurs, par les toiles «impressionnistes» à la beauté déconcertante qu’elle peint au fond de son jardin, au cœur des Midlands. Extraordinaire aussi par l’amitié qu’elle a liée avec un chat qui va la libérer de son silence. Car Iris Grace est atteinte d’autisme, et ne s’exprime qu’avec ses pinceaux. Le bain, le coucher, l’habillage, tous ces moments qui font la joie des jeunes parents et préparent l’enfant à être autonome revêtent une signification bien différente pour PJ et Arabella, le père et la mère d’Iris Grace. Nulle sortie en ville ne peut être envisagée sereinement, nulle après-midi au square de jeux. Iris Grace est imprévisible. Mais un jour, un chat, Maine Coon rejoint cette famille pas comme les autres et en bouleverse l’existence. Entre le chaton amateur de plongeon et la fillette autrefois effrayée par la baignoire, entre le félin capable de veiller des heures auprès de son compagnon et la petite prodige peignant au milieu des bosquets, l’entente est immédiate. Avec l’animal, Iris Grace s’apaise, apprend à communiquer, prononce ses premières phrases. Enrichi de photographies, illustré de tableaux qui ont révélé la fillette au monde entier, le récit de la mère d’Iris Grace est une histoire d’amour et de courage, et une formidable contribution à la réflexion sur la thérapie et le soin à apporter à ceux qui vivent le monde indifféremment. Une histoire magnifique, des parents pleins de courage, une mère qui n’a jamais lâché, jamais abandonné. Ce sont souvent les parents qui font le plus gros travail avec leurs enfants, qui les encouragent dans leurs progrès comme dans leurs régressions parfois. Un lien très fort et un appui infini puisque certains autistes ne peuvent tout simplement pas être autonomes. Les techniques d’approche ont changé, le monde a évolué, on ne les parque plus dans des asiles, mais que seraient-ils sans leur famille? Ce livre est la preuve que l’acharnement des parents permet des miracles bien souvent. C’est un témoignage avant tout positif qui ne tombe jamais dans la complainte.