Invitation à un voyage dans le passé

Gil. Colliard  |  Qu’on lui parle de sa région, Olivier Sonnay, municipal des constructions d’Oron, dresse l’oreille. C’est ainsi qu’au cours d’une discussion, il apprend que l’Office fédéral topographique a réalisé, dès 1927, d’innombrables photos aériennes en Suisse et que ces dernières sont accessibles, à tous, sur la toile.

Devant son écran, il découvre, fasciné, la prodigieuse mine d’informations sur l’évolution de la Suisse et particulièrement de la région d’Oron, que ces images apportent au fil des décennies. Réalisées, d’une part pour concevoir les cartes géographiques, mais aussi, entre autres, pour étudier les risques naturels, le recul des glaciers ou obtenir toutes autres informations sur la métamorphose du paysage helvétique, ces prises de vues, d’une étonnante qualité pour l’époque, révèlent ainsi des détails immortalisés. Pas moins de 320’000 clichés, aux échelles les plus diverses entre 1:3000 et 1:40’000, sont ainsi consultables. Aujourd’hui, Berne met tout en œuvre pour conserver les premières images réalisées sur des supports de verre.

«Nous sommes habitués à voir des photos du passé, avec une famille posant devant sa ferme, aux travaux des champs, par contre, découvrir une telle banque d’images sur l’ensemble du territoire mérite d’être connu» signale, admiratif, l’élu. Aussi, après avoir fait part de sa trouvaille en séance, la Municipalité, conquise, a mis les différents liens à disposition de la population sur le site d’Oron
www.oron.ch.

Tout comme Olivier Sonnay, vous découvrirez en surfant dans ce passé retrouvé, la mosaïque du paysage formée par les différentes parcelles, la présence de nombreux arbres le long des routes pour offrir ombrage aux voyageurs, une foule de haies qui serpentaient le long de petits ruisseaux, aujourd’hui enfouis, les foins sur les chevalets, les jardins privés qui jouxtaient chaque ferme et les jardins collectifs, notamment à Oron-la-Ville, les gravières présentes dans presque chaque village. On y voit aussi, au fil des années, l’avancement des forêts. On remarque
l’importance d’Oron-la-Ville, chef-lieu, avec ces bâtisses autres que des fermes, alors que Palézieux-Village avait un charme rural. Que dire de Palézieux-Gare qui ne comptait guère plus de 20 bâtiments, de l’impressionnant vide entre Châtillens et Oron-la-Ville. En faisant défiler les différentes prises de vues, au fil des ans, de la route reliant Les Tavernes à Châtillens, on peut revivre l’histoire du terril des mines.

A chacun de se prendre au jeu et de s’embarquer pour une incursion inédite dans le passé à comparer avec les prises vues actuelles de google map ou geoplanet.
Oron vous souhaite bon voyage!