Image d’antan – Quelle ménagère d’aujourd’hui mijoterait des repas sur ce potager à bois !

Cette cuisine du 19e siècle qui constraste avec celle d’aujourd’hui, n’est plus qu’un témoin tangible du patrimoine rural.

Cuisine et potager à bois du 19e siècle

Gérard Bourquenoud  |  Sa simplicité et son manque total de confort reflètent l’image même de la pauvreté à la campagne à cette époque. Ceux et celles qui acceptaient cette façon de vivre, avaient besoin d’un certain fatalisme et devaient renoncer à beaucoup de choses, telle que la gastronomie culinaire. Aucune ménagère de notre pays n’accepterait à l’heure actuelle de cuisiner sur ce petit potager à bois avec seulement deux trous dans lesquels étaient placées des poêles profondes directement sur le feu. Ce potager avait également comme fonction de chauffer la cuisine et même des chambres qui n’avaient aucune isolation contre le froid et ni protection contre les courants d’air. Cette paysanne grisonne devait consacrer du temps et se donner beaucoup de peine à faire honneur à la grand table de noyer où il y avait parfois plus de dix bouches affamées sur le coup de midi. Même dans les années 1960-70, j’ai connu un garde-génisses qui, dans un chalet d’alpage situé à quelques encablures des Paccots, en Veveyse fribourgeoise, préparait ses repas sur un même potager dans une cuisine construite toute de pierres. Et il était heureux de vivre dans la simplicité de son environnement.