Hier – aujourd’hui – demain…

Les entraînements doivent rester une école, une école de vie utile pour son existence future

Pierre Scheidegger, Panathlon-Club Lausanne | Les entraînements du stade, du terrain ou de la salle de sport ne sont pas des «jeux» vaniteux ou stériles! Du moins, ils ne devraient pas l’être… Ils sont et doivent rester une école, une école de vie utile pour son existence future! Quoique, fréquemment la couronne du vainqueur, celle de la gloire s’entend, peut se faner très rapidement… Il est vrai aussi que le sport actuel nous fait parfois oublier ce que les «Anciens» nous ont ou auraient légué! Mais ne nous leurrons pas, les «frénésies» de la planète sport peuvent nous laisser dubitatifs, tant les volontés sont diverses! On mettra souvent la faute ou la responsabilité de cette «évolution», parfois détestable, que représente la tricherie. Mais pour tricher… il faut des hommes et femmes! Et ils ne peuvent se cacher ou tout simplement… être «protégés»! 

Il y a longtemps… très longtemps…

Les Grecs nous ont légué un testament «de culture» qui ne devrait en aucun cas être oublié. Mais à ce jour, quel sportif en a eu le souci, ne serait-ce que par «curiosité», de le découvrir? Peu, fort probablement très peu. Et pourtant! Ils découvriraient que chacun, participant aux Jeux olympiques antiques, avait l’honneur d’offrir sa participation au plus grand des dieux, soit Zeus, et seul le vainqueur reconnu de tous… en recevait une couronne faite de rameaux d’olivier. Il était accueilli comme un héros et honoré jusqu’à sa mort. Pour les autres sportifs… c’était l’oubli total!

A ce jour…

Les jeux du stade ne devraient en aucun cas être des jeux vaniteux, voire stériles! A ce jour, il faut reconnaître que nous ne sommes pas «loin» de l’oubli que le sport devrait rester une œuvre d’éducation… même sociale! Depuis l’avènement des télévisions, soit lors des Jeux olympiques de 1960 à Rome, le monde de la finance s’est infiltré, puis a dominé la sphère sportive, ce qui a «déclenché» un nationalisme à outrance et ouvert une porte à la tricherie en seule vision de la victoire. Ce n’est bientôt plus le sportif qui «aura gagné» mais bien le drapeau de son pays! Dramatiquement, on en connaît les résultats. On évince une nation entière des grandes compétitions mondiales, mais il est vrai que, de toutes les énigmes sur la planète, l’homme en est vraiment le plus insondable. Oui, il y a des tricheurs, des tricheurs spoliant la victoire à des sportifs… propres et respectueux de leur discipline, de leur Fédération et… du public! Peut-on comprendre, voire accepter les «souffrances»…  de ces femmes et de ces hommes dont la vision de leur sport était la correction et le respect au profit de leur sport? Non! Alors on les bannit, on les punit et ils n’ont plus droit à la fierté d’une victoire sous les couleurs de leur pays par la faute de dirigeants… de tout horizon. Oui… alors celui qui n’a jamais «triché» mais qui punit, lance la première… pierre ou la première seringue d’EPO… On serait peut-être étonné malgré l’excellence du travail des laboratoires d’analyse du dopage du monde entier, mais l’orgueil national étant tellement mis en exergue que l’on pourra toujours arguer que les minorités ont souvent tort! 

Sport… Quo Vadis? Ou plutôt… dans quelle ère sportive sommes-nous entrés? A méditer!