« Yellow Submarine » 50e anniversaire d’un sous-marin jaune et d’une chanson

Colette Ramsauer  |  Dans la presse actuellement nous parvient une pluie de documents d’archives de l’année 1968. Au cœur des événements de cette année marquante du siècle passé, il y a bien entendu les Beatles: Paul McCartney, John Lennon, George Harrison et Ringo Starr, les Fab Four comme on les surnommait. Deux ans avant la dissolution de leur groupe en 1970, les boys de Liverpool enregistraient le désormais célèbre Hey Jude. La même année sortait leur quatrième film Yellow Submarine. Des films les concernant ne manquent pas.

Don’t make it bad

Paru en single le 26 août 1968 aux Etats-Unis et quatre jours plus tard au Royaume-Uni, avec en face B «Revolution» de John Lennon, le titre Hey Jude demeure le plus gros succès mondial des Beatles en 45 tours. Musicalement, la chanson se distingue par une coda qui n’en finit pas («na, na, na, nananana, nananana, hey Jude») une durée supérieure à sept minutes à placer dans les sillons qui donna du fil à retordre aux ingénieurs du son, la durée d’une pièce sur un 45 tours ne dépassant pas à ce moment-là 4 à 5 minutes. Composée par Paul McCartney et créditée par McCartney/Lennon, elle était destinée à consoler Julian Lennon, 5 ans, le fils de Cynthia et John Lennon, lors du divorce de ses parents: «Hey Jude, don’t make it bad, take a sad song and make it better.» Trouvant que Jules sonnait mal phonétiquement, Paul le transforma en Jude.

Large filmographie

La filmographie concernant les Beatles va des documentaires aux séries télévisées, passant entre 1964 et 1970, par 5 films majeurs – pas des chefs-d’œuvre néanmoins – auxquels ils ont participé en tant que musiciens-chanteurs, acteurs, puis producteurs et dans lesquels John Lennon et Ringo Starr s’avèrent des clowns nés: Hard Day’s Night 1964, Help! 1965, Magical Mystery Tour 1967, Let It Be, 1970.  En 1968 sortait Yellow Submarine, animation, 90’:  dans le royaume enchanté Pepperland, protégé par le Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band, le bonheur et la musique règnent en maîtres, jusqu’à ce que les méchants… Le film fut un succès auprès des critiques et du public.

Jusqu’à l’entrée dans la légende

En 2016, le réalisateur américain Ron Howard revenait sur l’histoire du groupe avec Les Beatles, Eight Day a Week, 106’,  documentaire retraçant une période prolifique en nouvelles compositions, de 1962 à 1966. Il existe un coffret The Beatles Anthology 1995/5 DVD. Elle raconte l’histoire des Fab Four par une foule de documents d’archives sur leurs concerts, leurs voyages et enregistrements, leurs inévitables dérives, des interviews avec Paul, John, George et Ringo, leurs managers, techniciens, leurs proches: dix heures de projection permettant de suivre, depuis la tendre enfance dans le milieu défavorisé de Liverpool, la trajectoire incroyable jusqu’à l’entrée dans la légende des quatre musiciens, Our Boys comme les appelaient les fans de la ville du Merseyside. Les nostalgiques apprécieront!