Forel (Lavaux) – Malicieuse complicité avec «Les Grappilleurs du Dézaley»

Amicale des patoisants de Savigny, Forel et environs

ML  |  L’Amicale des patoisants de Savigny, Forel et environs a tenu son assemblée d’automne à la salle de la Maison de commune de Forel sous la présidence de Pierre-André Devaud. Après le rappel des dernières activités dont: La course au Pays d’Enhaut et aux Ormonts avec une quarantaine de participants; Le marché de la fête des Troncs, sous la thématique du bois, avec la tenue du banc de publications et la veillée avec le chanteur «Lo Tian», ainsi que les conteurs et conteuses du patrimoine vaudois; la parole fut donnée aux invités du jour, artistes, acteurs et chanteurs, Daniel Chaubert, Eliane et Jean-Claude Dubry qui, sous la dénomination de «Les Grappilleurs du Dézaley», ravirent le public, nombreux et réceptif, par un cabaret-spectacle intitulé «Papet vaudois et röstis bernois». Le prétexte: un vigneron vaudois pur jus qui rentre tardivement au domicile conjugal où l’attend son épouse d’origine oberlandaise et qui, hélas, a son anniversaire ce jour-là précisément. Sur ces entre-faits arrive, comme par hasard, l’oncle de monsieur avec un livre de cuisine qui se transforme illico presto en cadeau d’anniversaire, un peu trop acrobatiquement tout de même pour que la Trudy, dont le premier mot appris en terre vaudoise a été «bedoume», ne s’en rende pas compte. Une bonne heure de spectacle-cabaret avec jeu d’acteurs dans la ligne de «carnotzet» et du caveau de Gilles, souligné par des chansons ou des bouts de chansons issus du répertoire populaire. Comme un bon pain «maison» constitué par de savoureux et typiques ingrédients. Guère étonnant d’ailleurs que «La Boulangère», restée dans la mémoire d’amicales militaires et autres groupements, surgisse à point nommé et rappelle à l’auditoire que la vie en société dispense de fréquenter les cabinets de «psy» puisqu’elle génère à elle seule convivialité, bonne humeur et joie de vivre. Grappilleur, grappilleuse: celui, celle qui grappille, c’est-à-dire qui cueille ce qui reste dans une vigne après qu’elle a été vendangée. En patois: «rappelyâo, rappelyâose». «Les Grappilleurs du Dézaley» ont rencontré les patoisants, leurs proches parents. Ils ont renoué avec leurs origines, Lavaux et Jorat, et, partant de là, avec le Pays de Vaud tout entier. Alors, «Grappilleurs du Dézaley» et patoisants de l’Amicale de Savigny, Forel et environs, continuez de «grappiller» les raisins oubliés et surtout ces mots typiques, authentiques, ces expressions irremplaçables qui relient le Vaudois à son terroir. Bonnes vendanges! Belles récoltes! et… «A la voûtra!»